Souvenir souvenir: 31 mars à Tombouctou

Djingarey Ber

 

Cette date est presque fatidique pour les habitants de la ville des 333 saints (on se demanderait à quel saint se vouer entre tous!). L’inquiétude avait commencé à envahir les cœurs dès que l’on apprit la prise la ville sœur de GAO.

Ils sont si proches, que faire? Fuir? Rester? Se cacher?

Mais une chose est certaine en ce samedi: les militaires ont une information qu’ils n’ont pas fait passer aux civiles ( et pour quelle raison!). Elle apporte une réponse qui sonne comme un verdict : il faut fuir  (à l’anglaise !),  avant que ces sanguinaires, qui n’ont pas hésité à décapiter des soldats maliens, n’arrivent sur les lieux. Et tous les moyens sont bons pour s’en aller, détaler  ventre à terre sans prêter attention aux biens qu’on a mis tant de temps à acculer et oubliant cette population que nous devons protéger. Pas un seul véhicule n’est resté au marché de YOBOUBER (grand-marché de Tombouctou) où on trouve les voitures en partance pour DOUENTZA et MOPTI. Ceux qui sont à la sortie ont-ils vu  partir les voitures des officiels de la ville à toute allure ? Oui, certainement ! Mais les vieilles femmes qui se lèvent tôt pour le préparer les fours pour le pain traditionnel ont été fort étonnées et quand elles ont entendu des tirs à l’armement lourd ( le savent-elles ?) elles ont compris, tous les habitants de Tombouctou ont compris :

LES REBELLES SONT A LA PORTE DE LA VILLE SAINTE

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