Régulez !oui mais pourquoi ?

Crédit photo Amadou. A.WaneDepuis 3 jours, ceux qui me suivent sur Facebook ont été d’abord surpris, ensuite interpellé par mes publications courtes ( genre tweet) qui se suivent à un rythme effréné. Ils ont aussi vu  certains autres blogueurs et activistes de la communauté des blogueurs du Mali – Doniblog- l’emboîter le pas sans pour autant comprendre le sens de ces phrases presque risibles, qui se terminent par Régulez !

Régulez! est directement liée au référendum sur la révision constitutionnelle que le gouvernement malien allait organiser en juillet sans l’opposition énergique de plusieurs organisations de la société civile qui ont été rejoints par l’opposition dans une plateforme du NON.

Bien avant le 15 juillet 2017 ( jour de la marche gigantesque de la plateforme du non), bien avant ma naissance même -une phrase de ma mère- , nous savons que ceux qui arrivent à avoir le pouvoir prennent possession de tous les moyens de l’État et qu’ils le mettent au service de leur parti qui a son tour doit se battre pour les maintenir au pouvoir. Mais nous autres blogueurs aimons faire du bruit autour de certains agissement de dictateur des indépendances de nos démocrates du moment!

Régulez !

Donc moi et certains blogueurs se sont indignés de voir l’Office de radiodiffusion et télévision du Mali ignorer la grande marche de la plateforme qui eu lieu le samedi 15 juillet 2017, se contentant de mettre des reportages creux sur la plateforme du OUI qui réuni les ministres de l’État, la majorité présidentielle et des associations de la société civile .

Après , ils ont bien tenté de se rattraper en diffusant des images amateurs sur la marche , alors qu’ils avaient une équipe de reportage à la place de la liberté, mais le coup était déjà parti et nous avons lancé le Hashtag #LiberezLOrtm pour réclamer la fin de cette main mise des politiques sur ce service d’État. Pour preuve , mon article précédent !

Le directeur générale n’a pas dû apprécier car s’en est suivi un grand format dans le journal de 20h du 20 juillet de la chaîne publique malienne d’information pour ne décrocher que des flèches contre les blogueurs et autres webactivistes maliens.

Ainsi, nous serions des drogués qui utilisent les réseaux sociaux pour  » insulter  » et les autorités maliennes devraient  » REGULER » tout ça !

Sans faire une quelconque explication du travail de veille citoyenne que mènent les blogueurs maliens, Régulez! c’est imposé à moi.

Pas un mot dièse, mais un point d’exclamation, comme pour marteler et faire connaitre tous ces secteurs de la vie publique , tous ces domaines qui ont besoin de régulation au Mali.

Faire connaitre les maux de notre pays qui ont besoin d’une action politique pour que le Mali amorce un pas vers la paix , la sécurité et le développement .

Régulez ! Pour dire à l’Ortm qu’ils ne sont pas les seuls à pouvoir dire quelque chose aux autorités maliennes. D’ailleurs, nous les drogués sommes écoutés, même si d’aucuns veulent faire croire le contraire en traitant nos articles et autres discussions sur les réseaux sociaux de  » débats de caniveaux » .

Le caniveau est notre quotidien. C’est notre pays. Nous le connaissons bien. Nous  savons lancer des alertes !nous ne sommes pas les adeptes de l’insulte de nos dirigeants sur les réseaux sociaux , parce que nous aimons notre pays. Il compte plus que tout pour nous !

Et j’espère ne pas offusquer un de ces drogués de la toile en utilisant le Nous à la place du Je. Sinon ils me peuvent Réguler. Le liberté d’expression est un droit inhérent à tout citoyen!

Avec Régulez, vous , nous nous (vous)faisons connaître le poids de tous les problèmes de notre pays sans verser dans la provocation.

Il s’agit d’une indignation Citoyenne !

Régulez! pour dire Indignez-vous!

 

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Et pourtant il faudrait libérer l’ortm

reconciliation-nationale-lortm-simpliqueIl est facile de comprendre l’Office des radiodiffusions et télévision du Mali est un pôle du pouvoir. Les directeurs qui y sont nommés sont toujours stratégiquement choisis. Des personnes issues de la boite, membres du parti au pouvoir ou griots proches du président ou de sa femme.
Il met l’organe de communication étatique à la disposition de la belle image du président, de sa femme, de sa famille….
Cette pratique date des premières années de l’indépendance et de la création de ces organes.
Je me rappelle de la voix du Sahel et Télé Sahel ont bercé mon enfance. De ces documentaires des télévisions françaises et allemandes, des dessins animés dont je raffolais et surtout de ces films en noir et blanc que je ne ratais jamais ! Moi et mon amie Halima, la peulh qui partageait aussi ma passion pour la lecture.
Ces télévisions ont beaucoup contribué à décoloniser nos esprits de jeunes africains enseignés dans une langue étrangères avec un système directement calqué sur celui de la France.
Mais, ces organes ont été une arme pour ces régimes pour faire accepter nos dictateurs du moment.
Les nouvelles technologies, notamment l’avènement des réseaux sociaux ont permis la naissance de nouvelles organes, de nouveaux leaders qui concurrencent sérieusement leurs présidents dictateurs parfumés à la fausse démocratie soutenue par la mère république française.
On comprendrait presque que l’ORTM demande à l’État de  » Réguler les réseaux sociaux  » qui seraient un lieu de libertinage  » . Mais nous autres usagers de ces réseaux sociaux lui demandons de quitter ce journalisme alimentaire soutenue par le larbinisme grégaire de ses directeurs pour permettre aux journalistes qui y sont d’exprimer leurs talents.
Si l’ORTM demande à l’État de nous censurer, nous demandons à l’État de libérer l’ORTM

Le Mali de plusieurs réalités : une presse muselée #3

manifestations du 17 aout 2016Les radios et télévisions de l’État.
Voici des instruments qui ont beaucoup servi et desservi les pouvoir autocratiques que nous avions eu dans nos états africains. Ils ont beaucoup participé à la décolonisation culturelle de nos papas. Ils sont devenus des capsules qui permettent de se faire des idées sur les trajectoires que prennent les différents états. Ils sont présents dans toutes familles de maliennes à l’étranger.
Je me rappelle la manière religieuse dont nous écoutions le journal, les avis et communiqués et ambiance Midi à Niamey en ondes courtes.
Le vent démocratique qui a soufflé n’a malheureusement pas permis de libérer ces organes d’État du joug du pouvoir. De la propagande des dictateurs, ils se sont convertis au service de communication rapproché des présidents et de leurs politique.
Nos télévisions nationales ( quel qu’en soit le pays) sont devenus des services pour lustrer l’image du régime et de la première dame – je ne veux dire de la famille du président .
Dans tous nos pays du Sahel, qui avons une certaine prédilection pour les coups d’État, nous voyons les militaires prendre les maisons des télévisions d’assaut en même temps que les palais des présidents.

reconciliation-nationale-lortm-simpliqueAu Mali, nous soupçonnons des choses dès la perturbation des programmes et la diffusion de certaines chansons ( Bâ Soumana Sissoko au Mali).
Les présidents africains de ces dernières années aiment se complaire dans une pseudo démocratie sans permettre aux télévisions nationales de profiter de cette indépendance éditoriale dont elles ont besoin pour jouer un rôle décisif dans le cheminement véritable de nos pays vers la démocratie.
Devons-nous nous plaindre de la conduite de notre télévision Nationale , l’ORTM alors que nous nous contentons de regarder la liberté de la presse malmenée au Mali?
Pensez-vous que les journalistes de l’ORTM sont les seuls en otage au Mali?
Devons-nous nous offusquer seulement des journaux complètement acquis au régime et à sa dérivé dictatoriale avec la révision Constitutionnelle alors que cela ne date pas d’hier ?
Moi je dis que Non!
Regardez les unes de nos journaux !
Regardez les articles griottiques qui remplissent ces papiers !

Mali: Dialogues des jeunes avec les institutions au Sahel par le Centre pour le Dialogue humanitaire (hd)

@Faty
rencontre de jeunes venant de 5 régions du Mali avec les institutions @tunbutuwoye

une soixantaine de jeunes venant de 5 régions du Mali ( Kayes, Sikasso, Mopti, Menaka et le district de Bamako) ont participé à l’atelier  » Dialogue des jeunes avec les institutions au Sahel les 13 et 14  juillet au grand Hôtel de Bamako.  L’atelier est organisé par le Centre pour le Dialogue humanitaire (hd) qui est une organisation  de diplomatie privée fondée en 1999 sur les principes d’humanité, d’impartialité et d’indépendance.

La  mission de hd est de contribuer à prévenir, atténuer et résoudre les conflits politico-militaires par le dialogue et la médiation. Au cours des 17 dernières années, HD a discrètement oeuvré à la résolution de conflits dans le monde grâce à son accès privilégié à l’ensemble des parties ayant une influence sur les conflits et à sa méthodologie de dialogue. L’organisation est actuellement impliquée dans une quarantaine d’initiatives de dialogue dans plus de 25 pays.

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Ces discussions entre jeunes et institutions  au Sahel ont pour but de créer un cadre de concertation entre les jeunes du Mali et les institutions. il vise notamment à :

  • Structurer des mécanismes nationaux de dialogue pour que les jeunes et les autorités établissent une lecture consensuelle des enjeux relatifs à la jeunesse et des réponses à apporter.
  • Structurer un dialogue au sujet des politiques de promotion de la jeunesse au Sahel et des stratégies de coopération Nord-Sud impliquant la participation de jeunes du Maghreb et d’Europe

Si le ministère de la jeunesse du Mali a félicité l’initiative qu’il trouve louable, dans le contexte de crise que connait le Sahel et rappelé aux jeunes le rôle majeur qu’ils peuvent jouer pour le développement de leurs pays.

les jeunes quant à eux , se sont réjouis de cette nouvelle dynamique qui leur permet d’échanger sur les problèmes prioritaires pour eux avec les services techniques, les ministères et les institutions en charge des secteurs clés pour le développement des pays du Sahel.

Mama Keita, du conseil national des jeunes de Sikasso a confié son intérêt pour ces rencontres de haut niveau et le besoin des jeunes leaders d’être soutenus , car ils ont un impact certain et important au niveau local.   » hd nous offre à travers ce projet, l’occasion de faire connaitre nos priorités aux décideurs, mais aussi d’avoir une occasion de partager avec les autres au niveau national et sous régional »

 

Contexte particulier du Sahel

Tous les pays du Sahel font face aux mêmes défis vis-à-vis de leur jeunesse à savoir la montée de la violence, un mécontentement exprimé en l’absence d’opportunités d’emploi, une absence de dialogue intergénérationnel et l’impossibilité pour les jeunes de se projeter dans l’avenir. Il existe plusieurs organisations de la jeunesse dans chaque pays mais qui ont les mêmes difficultés à transformer leurs préoccupations en propositions viables et réalisables. Ils sont très actifs dans le plaidoyer, l’organisation d’événements ou la communication, mais ont du mal à atteindre les décideurs.