Kemi Seba et l’activisme africain imposé

topelementAprès le buzz autour de l’activiste Kemi Seba, président du MDI ( Mouvement des Damnés de l’Impérialisme) et  d’Urgences Panafricanistes, qui a publiquement brûlé un billet de 5.000 F CFA, et son arrestation par la police sénégalaise sur plainte de la Banque Centrale de l’Afrique de l’Ouest, les réactions ont été fort diverse sur les réseaux sociaux. Et je constate clairement un verbe plutôt agressif des activistes du camp de Kemi Seba envers ceux qui trouvent inapproprié de violer flagramment la loi pour rentrer dans la victimisation.

Mon impression est que les ACTIVISTES du cercle de Kemi Seba sont en train de nous faire le même procès qui a été fait à CAMARA LAYE quand le mouvement de la Négritude était à son paroxysme. Ils se donnent le droit de choisir les terrains sur lesquels tout africains qui se veut militants de la cause africaine ou panafricaine doit défendre.
Ne pas baigner dans le courant qu’ils ont imposé signifierait pour eux être un esclave consentant et acculturé!
Comment ne pas soutenir ce jeune et bel homme , qui a enfreint une loi qui vient directement de notre néocolonial ami la France, volontairement pour permettre que le débat sur la monnaie africaine encore sous contrôle de l’Occident à travers l’Empire colonial.
Comment s’épancher dans un livre autobiographique alors que d’autres luttent pour magnifier la race noire par l’écriture ? La poésie ?
Mais, après nous avons vu où la négritude a conduit certains des membres du mouvement : président complètement manipulé par la France, dont certains poèmes insultent plus qu’ils ne magnifient la négritude.
Tout activiste a une relation intime avec les sujets qu’ils défends ou qu’il combat. Parfois il y va de façon systématique, refusant toute opposition, se donnant des titres et des sobriquets aux autres qui ne le soutiennent pas.
S’il est important de reconnaitre que tous les aspects du néocolonialisme, notamment cette monnaie qui continue à être garantie par la banque de France, peuvent être combattus , il est aussi clair que l’activisme et le panafricanisme ne peut être aveugle ou imposé.
L’activisme est une action intime d’abord, ensuite communautaire.
Les activismes partent de convictions personnelles avant de s’engager dans des combats communautaires.
Oui #KemiSeba mène une lutte noble. Oui sont arrestation démontre plus que jamais que nos états sont contrôlés par la France.
Mais ce n’est pas un secret!
Le monde est aux mains de ces puissances coloniales depuis belle lurette. Oui, un activiste africains ne peut échapper à ce rejet de ce statut de personnage malnutri qui telle sous un soleil ardent pour nourrir son grassouillet maître.
Comment ne pas s’indigner de voir nos matières premières et minières pillés ?
Mais, il serait intéressant de se pencher sur le travail que font ces pseudo-esclaves pour voir les actions qu’ils mènent, les résultats qu’ils arrivent à avoir!
Pendant que vous faites le buzz, eux sont engagés sur d’autres terrains.
Nul n’a l’apanage du statut d’ACTIVISTE. Ni du PANAFRICANISME. Les insultes reviennent comme un boomerang.

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5 réflexions sur “Kemi Seba et l’activisme africain imposé

  1. Je ne suis pas forcement d’accord avec la méthode employée par Kemi(incinération du billet), mais le combat contre le CFA reste légitime et une obligation pour les africains de l’Afrique occidentale française. Pour ma part, je ne suis pas un inconditionnel de Kemi en tant que personne sulfureuse, mais ceux qui le critique pour sont engagement tendent à lui jeter l’anathème pour ce qu’il est, non pas que le combat ne soit pas noble mais juste parce qu’ils n’aiment pas Kemi et ils le disent clairement. Kemi n’est pas à aimer ou à detester. Si vous êtes heureux de vivre dans une afrique sous domination, colonisée avec la bénédiction de valets locaux dans des enclos coloniaux, ne demandez pas aux autres de ne pas lutter. Si la bceao était si légaliste, elle aurait fait arrêter soro, chérif ousmane, koné zakaria et compagnie pour la casse et le pillage de milliards de caf dans les succursale de la banque en cotre d’ivoire. De toutes les façons de tous les combats, il y’aura toujours des personnes du même sort qui trouveront des arguments pour discréditer la lutte. « Ceux pensent que c’est impossible sont priés de ne pas déranger ceux qui essaient »

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    1. la question n’est pas de savoir si nous sommes heureux de vivre dans cette Afrique, ou si nous acceotons de vivre comme des esclaves comme ont tendance à qualifier certains  » activistes » les autres qui ne partagent pas leur combats. Mais je pense que la question est de comprendre que l’activisme n’est pas l’apage d’un clan quel qu’il soit ; celui de <<kemi Seba ou celui d'autres!! l'Afrique est un continent qui a beaucoup de problèmes et les activistes s'engagent selon leurs convictions.

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  2. Bien que je sois d’accord avec toi sur l’idée générale de l’article, je ne peux qu’exprimer mon désaccord quant à la phrase suivante: « L’activisme est une action intime d’abord, ensuite communautaire. ». Non !

    L’engagement est un acte volontaire et intime, mais l’activisme n’a de l’intérêt que s’il est porté par une sens collectif.

    En fait, on vit ici ce que le sociologue anglais Richard Sennett appelle « la tyranie de l’intimité ».

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    1. Pourtant moi je pense que l’on ne peut s’engager pour la communauté que lorsque qu’on a reussi à maitriser ce combat intime, avoir la conviction qu’il faut se donner personnellement pour défendre des idées communautaires.

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