Et pourtant il faudrait libérer l’ortm

reconciliation-nationale-lortm-simpliqueIl est facile de comprendre l’Office des radiodiffusions et télévision du Mali est un pôle du pouvoir. Les directeurs qui y sont nommés sont toujours stratégiquement choisis. Des personnes issues de la boite, membres du parti au pouvoir ou griots proches du président ou de sa femme.
Il met l’organe de communication étatique à la disposition de la belle image du président, de sa femme, de sa famille….
Cette pratique date des premières années de l’indépendance et de la création de ces organes.
Je me rappelle de la voix du Sahel et Télé Sahel ont bercé mon enfance. De ces documentaires des télévisions françaises et allemandes, des dessins animés dont je raffolais et surtout de ces films en noir et blanc que je ne ratais jamais ! Moi et mon amie Halima, la peulh qui partageait aussi ma passion pour la lecture.
Ces télévisions ont beaucoup contribué à décoloniser nos esprits de jeunes africains enseignés dans une langue étrangères avec un système directement calqué sur celui de la France.
Mais, ces organes ont été une arme pour ces régimes pour faire accepter nos dictateurs du moment.
Les nouvelles technologies, notamment l’avènement des réseaux sociaux ont permis la naissance de nouvelles organes, de nouveaux leaders qui concurrencent sérieusement leurs présidents dictateurs parfumés à la fausse démocratie soutenue par la mère république française.
On comprendrait presque que l’ORTM demande à l’État de  » Réguler les réseaux sociaux  » qui seraient un lieu de libertinage  » . Mais nous autres usagers de ces réseaux sociaux lui demandons de quitter ce journalisme alimentaire soutenue par le larbinisme grégaire de ses directeurs pour permettre aux journalistes qui y sont d’exprimer leurs talents.
Si l’ORTM demande à l’État de nous censurer, nous demandons à l’État de libérer l’ORTM

Mali: Dialogues des jeunes avec les institutions au Sahel par le Centre pour le Dialogue humanitaire (hd)

@Faty
rencontre de jeunes venant de 5 régions du Mali avec les institutions @tunbutuwoye

une soixantaine de jeunes venant de 5 régions du Mali ( Kayes, Sikasso, Mopti, Menaka et le district de Bamako) ont participé à l’atelier  » Dialogue des jeunes avec les institutions au Sahel les 13 et 14  juillet au grand Hôtel de Bamako.  L’atelier est organisé par le Centre pour le Dialogue humanitaire (hd) qui est une organisation  de diplomatie privée fondée en 1999 sur les principes d’humanité, d’impartialité et d’indépendance.

La  mission de hd est de contribuer à prévenir, atténuer et résoudre les conflits politico-militaires par le dialogue et la médiation. Au cours des 17 dernières années, HD a discrètement oeuvré à la résolution de conflits dans le monde grâce à son accès privilégié à l’ensemble des parties ayant une influence sur les conflits et à sa méthodologie de dialogue. L’organisation est actuellement impliquée dans une quarantaine d’initiatives de dialogue dans plus de 25 pays.

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Ces discussions entre jeunes et institutions  au Sahel ont pour but de créer un cadre de concertation entre les jeunes du Mali et les institutions. il vise notamment à :

  • Structurer des mécanismes nationaux de dialogue pour que les jeunes et les autorités établissent une lecture consensuelle des enjeux relatifs à la jeunesse et des réponses à apporter.
  • Structurer un dialogue au sujet des politiques de promotion de la jeunesse au Sahel et des stratégies de coopération Nord-Sud impliquant la participation de jeunes du Maghreb et d’Europe

Si le ministère de la jeunesse du Mali a félicité l’initiative qu’il trouve louable, dans le contexte de crise que connait le Sahel et rappelé aux jeunes le rôle majeur qu’ils peuvent jouer pour le développement de leurs pays.

les jeunes quant à eux , se sont réjouis de cette nouvelle dynamique qui leur permet d’échanger sur les problèmes prioritaires pour eux avec les services techniques, les ministères et les institutions en charge des secteurs clés pour le développement des pays du Sahel.

Mama Keita, du conseil national des jeunes de Sikasso a confié son intérêt pour ces rencontres de haut niveau et le besoin des jeunes leaders d’être soutenus , car ils ont un impact certain et important au niveau local.   » hd nous offre à travers ce projet, l’occasion de faire connaitre nos priorités aux décideurs, mais aussi d’avoir une occasion de partager avec les autres au niveau national et sous régional »

 

Contexte particulier du Sahel

Tous les pays du Sahel font face aux mêmes défis vis-à-vis de leur jeunesse à savoir la montée de la violence, un mécontentement exprimé en l’absence d’opportunités d’emploi, une absence de dialogue intergénérationnel et l’impossibilité pour les jeunes de se projeter dans l’avenir. Il existe plusieurs organisations de la jeunesse dans chaque pays mais qui ont les mêmes difficultés à transformer leurs préoccupations en propositions viables et réalisables. Ils sont très actifs dans le plaidoyer, l’organisation d’événements ou la communication, mais ont du mal à atteindre les décideurs.

Madame Konaré, la paix au Mali doit être une affaire malienne d’abord….

Prof. Adam Ba Konare

La crise politique que le Mali connait semblait ne pas beaucoup intéresser certains acteurs passés – ou pas- de la vie politique malienne  jusqu’à cette visite du tout nouveau président français Papa Macron ( pour conserver le respect dû au président de notre mère  patrie colonisatrice).

Quelle surprise de voir Madame Ba attendre que les français élisent Macron à la présidence  de notre pays  de la France pour lui adresser une lettre ouverte, de plus. 

Bien belle , la leçon, mais je la trouve bien en retard, et surtout à la mauvaise personne.  mais bof! d’autres me diront que seuls les présidents surtout ont le pouvoir de sortir notre historienne de renom de sa retraite.  Sa dernière réaction médiatique date de la visite du si bien nommé, Nicolas Sarkozy à Dakar,  sur  le « drame de l’Afrique » qui  viendrait du fait que « l’homme africain n’est pas assez entré dans l’Histoire. […].

Nous autres maliens sommes passés par milles malheurs évènements du coup d’état du loufoque capitaine Sanogo à l’occupation de Kidal par le conglomérat de rebelles apatrides , de pseudo-djihadistes et de narcotrafiquants coupeurs de chemins.

Nous avons beaucoup encaissés, mais Madame Ba – et son mari,  l’ancien président de la république du Mali Alpha Oumar Konaré – sont restés muets. A en croire que la vie politique du Mali, l’occupation du pays, ce président promeneur que les circonstances ont conduit au pouvoir  ( et qui d’ailleurs semble l’avoir oublié) .

une lettre ouverte qui commence par des commentaires sur les conditions des élections en France, des éloges du tout jeune président que la France s’est trouvé , face à la menace la dame au discours nationaliste et xénophobe.    » Il est donc là, ce nouveau président, jeune et beau. Beau comme un Dieu grec, ou comme une star de cinéma. Mais ça, c’est une autre histoire… », évoquant les états d’âmes du peuple français et les missions que Macron se proposait pour ce quinquennat au sommet de l’état français  » rendre aux Français cette confiance en eux depuis rendre longtemps affaiblie parce que depuis des décennies, la France doute d’elle-même »…

je n’ai pu étouffer un rire de pleine gorge!!! les français!! les français!!!! la France !!!Macron!!! PS!! République!!!!

Mais diantre où mettez vous le Mali dans cette lettre madame Ba?

N’êtes vous pas malienne? le Mali ne vous préoccupe t-il pas plus que cette France???

Nous aurions aimé savoir ce que Madame Ba pensait de notre président ou de son enfant qui semble se préparer à hériter du pouvoir par le truchement d’un nouveau parti d’état!!!

« Et pourtant, votre champ de bataille, le Sahel, est miné, tant au propre qu’au figuré, monsieur le Président. Les populations du Nord Mali le savent. Ne vous laissez pas emporter par la seule fougue guerrière. N’exaltez pas la seule solution militaire.  »
dites-vous pour évoquer le complexe problème sécuritaire que nous connaissons au Mali.  c’est à croire que le Mali et tout le sahel sont un département de la France!!!

c’est vrai que c’est un champ de bataille, mais qui accueille d’autres combattants, notamment l’armée malienne et la MINUSMA  qui ont autant de victimes que la force française dont vous parlez si bien dans cette lettre pas aussi ouverte que cela.

Madame, vous semblez réduire la connaissance du problème sécuritaire du Mali  aux populations du nord Mali  du nord DU Mali , a y croire qu’ils sont les seuls à savoir que la solution militaire ne peut y apporter la paix .

Pourtant l’Etat français est bien situé dans cette histoire de rebellion cyclique que nous connaissons au nord dès les premières heures de l’indépendance malienne. Vous êtes historienne. Je ne pense pas vous l’apprendre!
Je ne pense pas vous apprendre non plus que l’accord de paix est imposée à ces populations qui n’ont d’autre issu que de l’accepter. Bien que des membres de société civile y auraient participé , nous savons qui et comment sont ces représentants. Les autorités intérimaires en sont la preuve. Le gouvernement malien s’est entendu avec les groupes armés pour distribuer la gestion des régions aux les membres des groupes armés, sans aucune considération pour la volonté ses populations. La communauté internationale est le garant d’un pacte international en faveur de ceux qui ont attaqué la république et l’ont mis en péril ! Ils font des campagnes de sensibilisation aux différentes structures sur l’accord de paix , comme s’il s’agissait de ces compagnes de sensibilisations que nous connaissons sur des problèmes de santé ou l’abandon de pratiques néfastes , alors que les meurtres, les vols, les viols, les braquages de villages entiers continuent dans le grand nord.
La voix de la paix et l’avis de la population pour avoir la paix n’a aucune valeur aux yeux de la France qui continue son lobbying.
Chère professeur, ce qui est en train d’être mis en œuvre est bien éloigné de la paix véritable et de la réconciliation des communautés qui ont été durement éprouvées par ce conflit ! Malheureusement, c’est du ramassé qui est encore une fois entrain d’être fait, avec un détachement désolant ! On ne pense encore qu’au profit !

Qaund on fait venir les anciens rebelles pour essayer de nous berner alors que la douleur et le ressenti de l’occupation, cette injustice qui semble entérinée sont un grand obstacle à la paix.
Madame. Merci pour votre lettre.
Merci de quitter ce mutisme des intellectuels que nous autres maliens lambdas ne comprenions pas.
Merci de rester une intellectuelle embourgeoisée !
Loin des problèmes réels du Mali, qui écrit une lettre ouverte au président français au lieu d’en écrire une au président promeneur que nous avons!
Merci de ne voir une solution au problème du Mali uniquement qu’en  la France.
Merci !
Vraiment !
Madame.

Mais pourquoi les enseignants du nord du Mali sont en grève illimitée ? #4

Une rue de Tombouctou

Carte sur table!

C’est une chose de n’avoir pas ouvert des IPRES( inspection pédagogique régionale de l’enseignement secondaire) dans les régions du nord. C’en est une autre de faire déplacer les professeurs servant hors des chefs-lieux des régions pour se faire inspecter dans les chefs-lieux des régions.

Les agents normalement se font inspecter sur leur lieu de travail. Les inspecteurs ne touchent-ils donc pas des frais de déplacement ? Prétexter être la cible de prédilection des bandits, me semblent être encore une fois, un argument tiré par les cheveux. Trop, c’est trop.

Carte sur Table !
Qu’est ce qui maintient les services financiers des régions du nord à Bamako?
Nulle part dans ce monde, nous ne sommes à l’abri des désagréments de l’insécurité. Les bandits armés ne s’intéressent qu’à l’argent liquide, pas à la paperasse. Prétexter être la cible de prédilection des bandits armés est un argument un peu tiré par les cheveux.
Aussi, pour avoir un papier ou une signature qui, en temps normal, n’est que l’affaire d’une heure au plus, il faut attendre des semaines. Pour la prise en charge des accessoires de salaire, il faut des fois plusieurs « aller-retour » à Bamako. A ces maux, s’ajoutent les erreurs et les omissions devenues fréquentes ces temps-ci, dans le traitement des salaires. Trop, c’est trop.

Signé Dramane Traoré, secrétaire aux revendications du collectif  des enseignants du nord , professeur de Mathematiques au Lycée Mahamane Alassane Haidara de Tombouctou

 

8 mars, Luttons pour l’émancipation des femmes tous les jours

Le 8 mars. Journée internationale des droits des femmes ou journée international du folklore et d’un certain dédain qui caractérise bien l’opinion générale concernant la femme etrès son émancipation.

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Ceux qui se mettent en scène en train de couper des oignons ou de porter des enfants au dos juste aujourd’hui, je vous dis que vous ne faites que vous ridiculiser en pensant être progressistes sinon ouverts à la cause de l’émancipation des femmes.
Nous savons ce que vous pensez au fond de nous.
Vous pourriez permettre au monde de changer en changeant de comportement. En arrêtant tous ces comportements qui font de la couche majoritaire de la société une couche défavorisées.
Luttez pour que vos femmes aient les mêmes salaires que leur collègues hommes.
Luttez pour soustraire vos femmes au harcèlement sur leur lieu de travail au lieu de les accuser à votre tour, sans chercher le fond des problèmes.
Luttez pour que chaque petite fille soit inscrite à l’école et qu’elle ne soit pas contrainte de quitter l’école uniquement pour être mariée à un vieux salopard.
Luttez pour que finissent certaines traditions avilisantes comme le mariages précoce, les mutilations génitales…
Luttez pour que vos filles soient des scientifiques, des journalistes, des femmes politiques, des cheffes d’entreprises. …
Luttez pour que ce monde arrête d’être injuste avec les femmes …
Luttez pour le bonheur de tous !

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Luttez pour que tous les jours soient des 8 mars!

L’Unesco au chevet des mausolées de Tombouctou

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20 février 2017-crépissage de la mosquée Djingareyber de Tombouctou crédit photo: Faty

 

Tombouctou, la mystérieuse et ses 333 saints font l’objet d’une attention particulière de la part de l’Organisation des Nations Unies pour l’Education, les Sciences et la Culture depuis belle lurette. Cette attention s’est encore plus recentrée après la crise sécuritaire que nous avons connu en 2012 et la mise en danger du patrimoine de l’Unesco à Tombouctou qui a été fortement endommagé par les pseudo-djihadistes.

Depuis mai 2012,  14 des 16 mausolées du bien de Tombouctou ont été détruits , incluant les deux mausolées de la mosquée de Djingareyber qui est la plus ancienne mosquée de la citée mystérieuse. Le monument qui représente Alfarouk , le cavalier mythique qui veille sur les habitants a été détruit , ainsi que des milliers de manuscrits de l’Institut Ahmed Baba, environ 4200 ont été brulés ou emportés par les groupes armés . la menace de trafic illicite et de détérioration physique plane sur les 377.000 manuscrits qui ont été exfiltrés de Bamako soutient l’organisation des Nations Unis qui  a inscrit Tombouctou et le Tombeau des Askia sur la liste du patrimoine mondial en péril à la 36ème session de son comité  du patrimoine mondial le 28 juin 2012 afin de préserver ces sites et de lutter contre le trafic illicite des biens culturels.

 

Le 15 novembre 2012 le Mali a adhéré au 2ème protocole de 1999 de la convention pour la protection des biens culturels  en cas de conflit armé  (1954) qui s’inscrit dans le droit humanitaire, permettant ainsi au Mali de bénéficier des mécanismes internationaux prévus pour la protection de son patrimoine culturel.

La reconstruction des mausolées

Les premiers mausolées qui ont été reconstruits par l’UNESCO après la cérémonie officielle de lancement des travaux du 14 mars 2014 sont ceux des saints adjacents  à la mosquée Djingareyber, les saints BABER BABA IDJE et CHEICK SIDI AHMED FULANI. Ces travaux de reconstruction ont été confiés à la corporation des maçons supervisés par un bureau d’architecture AUDEX et l’appui  de la Mission culturelle de Tombouctou

En juillet 2015, date d’inauguration des mausolées par la directrice  Générale de l’UNESCO , IRINA BOKOVA, l’ensemble des 14 mausolées avaient été reconstruits avec la collaboration du ministère malien de la culture et de la MINUSMA qui à travers un projet à impact rapide a permis la réhabilitation de 3 bibliothèques de manuscrits privées de Tombouctou.

Le trafic Illicite des biens culturels

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Atelier de renforcement des capacités à la lutte contre le trafic illicite des biens culturels à Tombouctou  crédit photo Faty

Dans le cadre du programme de réhabilitation du patrimoine culturel et de sauvegarde des manuscrits anciens au Mali, L’UNESCO a  organisé à Tombouctou les 17 et 18 février à Tombouctou, un atelier de renforcement des capacités à la lutte contre le trafic illicite des biens culturels du Mali.

Ont pris part à cet atelier des experts dans le domaine avec notamment une équipe de l’UNESCO dont le chef de l’antenne de l’UNESCO  au Mali Hervé Huot Marchand, ADIOUMA YATTARA consultant, qui a effectué une recherche sur le trafic des biens culturels ; Yamoussa Fané de la DNPC ( direction national du patrimoine culturel)  Moulaye Coulibaly  ( DNPC) , le commissaire Elhadj Baba Wangara, commissaire de police , agent d’INTERPOL, Balla Fallo Keita  consultant, les missions culturels d’autres régions et des associations qui œuvrent dans le domaine de la protection et la promotion des biens culturels de Tombouctou et Gao  dont SankoréLabs.

Durant les 2 jours de formations, les participants ont pu connaitre l’état des lieux du trafic des biens culturels, avoir une définition du bien culturel, une définition du trafic de bien culturel avec notamment une présentation de Elhadj Baba Wangara d’INTERPOL sur les biens culturels qui font l’objet de trafic au Mali et les mécanismes qu’ils ont mis en œuvre pour lutter contre ce trafic aux frontières et dans les aéroports , notamment grâce à une collaboration entre INTERPOL et les institutions du patrimoine dans la lutte contre le pillage des biens culturels.

En prélude à cet atelier, les sites des mausolées qui ont été réhabilités ont fait l’objet d’une visite de terrain de la part des représentants de l’Unesco qui ont fait ce déplacement à Tombouctou pour cet atelier hautement important et participer au crépissage de la grande mosquée de Djingareyber.

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Je suis malienne et mon president est un sapeur congolais

000_arp4068386_0Le president malien, Ibrahim Boubacar Keita -IBK-a été  élu président à une periode critique, 2013. le pays etait divisé en deux, le sud entre les mains d’une junte insaisissable , décidée à garder le pouvoir et à maintenir le pays dans un état vegetatif et le nord abandonné aux mains de groupuscules armés parfois nourris à l’eau d’Aqmi quand ils ne sont pas indépendantistes , sinon pires -Djihadistes-.

IBK , a battu campagne sur la fibre patriotique des maliennes, avec son fameux slogan  » le Mali d’abord ». Les maliens attendaient l’IBK tranchant du temps où il etait premier ministre de Alpha Oumar Konare, ils se retrouvent avec un president voyageur, plutôt absent et même parfois etrange, sinon étranger .

f903155909e77138e5f4b1af11c895fd_hEn fait, mon impression, est que notre président est congolais et qu’il appartient à cette société des sapeurs et des ambianceurs si célèbre. Nous le savions bon viveur, les mauvaises – ou bonnes – langues disent que c’est sa vie à Paris qui en a fait un jouisseur, mais nous decouvrons que c’est un vieil homme bien elegant, qui ne se laisse point faire par l’âge ou la maladie.

Notre president est toujours tiré à quatre épingles, portant l’habit de maître – styliste-pour la circonstance adéquate, avec ce chapeau et cette belle rose qui aère ses tenues.

fb_img_1479216567263Le sapeur n’a pas d’âge, Le regretté Papa Wemba nous l’avait appris, mourant dans une belle tunique Versace. IBK en est l’exemple. Il est tellement versé dans la mode qu’il a créé son propre modèle – pour parler français malien,  il s’agit d’une manière de coudre le bazin.- il y a le modèle IBK , que lui même aime porter quand il s’habille traditionnellement, le préférant en blanc et le completant d’un bonnet blanc,  d’une belle montre suisse. Parfois , je me demande s’il ne voyage pas avec une coiffeuse, enfin je veux dire un coiffeur-maquilleur car le monsieur a toujours le visage luisant, même quand il tient des dicours tristounet et laisse échapper quelques larmes.

Devrions-nous etre tristes -nous maliens- de voir que le pays n’a pas bougé d’un iota malgré toutes ces négociations, ce gros document d’accord, ces communiqués de presse de toute par, toutes ces cérémonies ? Nous avons un président élégant, qui a un vocabulaire recherché qui voyage beaucoup.

A l’heure où jécris ce billet , notre  president represente élégamment le Mali au Maroc, bien que le ministre Mbo, minsitre de l’environnement et du developpement durable y soit.

N’est-ce pas le voyage qui construit l’homme ?