Parents et droits de l’enfant: quelles réalités à Tombouctou ?

Débat public
séance de débat public à Tombouctou avec le maire de la commune urbaine organisé par Tdh à Tombouctou (c) Tdh

La Convention Internationale relative aux Droits de l’Enfant (CDE) donne à tout enfant le droit à une famille. Ce droit permet d’ériger un périmètre de protection de l’enfant contre les violences, les abus, l’exploitation, la négligence.

Cependant, il peut arriver que la famille qui devrait normalement protéger l’enfant devienne l’une des menaces pour lui. Nous constatons encore que des parents ne scolarisent pas leurs enfants ; d’autres les violentent, etc. alors que le devoir parental exige d’apporter aux enfants le gite, l’alimentation, la protection, l’éducation, la sécurité et la santé tout en veillant à leur inculquer une bonne moralité.

 Parents et droits de l’enfant à Tombouctou

Tombouctou est une ville au nord du Mali qui a une culture traditionnelle islamique. L’éducation des enfants incombe aux parents, aux grands-parents et à toute la société avec une morale et un sens de la protection et du respect des droits de l’enfant qui sont recommandés en islam.

L’éducation à Tombouctou est systématiquement organisée, avec pour objectif de faire de l’enfant un individu membre d’une société qu’il respecte et chérit.  Ainsi, certaines valeurs sont données dans la famille par la mère dès le bas âge (le respect, le comportement, le langage). Dès que l’enfant sait compter jusqu’à 10, il peut aller à l’école coranique pour apprendre le coran, mais il peut aussi partir au jardin d’enfant ou à l’école selon les désirs des parents.

Même si le taux de scolarisation de Tombouctou est l’un des plus élevés du Mali, il faut retenir que la crise sécuritaire a eu une conséquence, une incidence mauvaise sur l’école avec la fermeture de plusieurs centaines d’écoles dans la région.

Dans les milieux moins défavorisées, la protection des enfants, leur prise en charge (habillement, nourriture, santé) ne sont pas largement couvertes.  Les enfants en mobilité comme les enfants déplacés internes, les enfants talibés confiés aux marabouts, les enfants migrants travailleurs sont les plus exposés.  Leurs droits sont négligés et violés.

Méconnaissance de la CDE et d’autres instruments juridiques protégeant les enfants

Débat publicLe niveau de sensibilisation des parents, tuteurs et employeurs des enfants migrants domestiques de la ville de Tombouctou sur les droits de l’enfant tels que promus par la Convention internationale relative aux Droits de l’enfants (CDE); la Charte Africaine des Droits et du Bien-Etre de l’enfant (CADBEE), est très faible selon l’étude de base sur la situation des enfants en mobilité réalisée par Terre des hommes Lausanne (Tdh Mali) en décembre 2015.

Seulement 13,8% disent avoir bénéficié d’une sensibilisation sur les droits de l’enfant par une structure étatique, une ONG ou une agence des nations unies. C’est pourquoi, il est urgent de faciliter aux parents, aux tuteurs et à tout acteur communautaire, l’accès à l’information juste et éclairée sur les droits fondamentaux des enfants dans un pays où l’accès à l’information dans les communautés reste un défi.

Promouvoir les droits de l’enfant à Tombouctou

A Tombouctou, plusieurs organisations locales, nationales et internationales interviennent pour la protection, le respect et la promotion des droits de l’enfant.

émission radio
emission radio organisé par Tdh sur les droits des enfants (c) Tdh

L’ONG Suisse, Terre des hommes Lausanne (Tdh Mali) y est présente depuis septembre 2015 en partenariat avec Enda Mali. Elles exécutent le Projet d’appui d’urgence et de renforcement de la résilience des enfants en mobilité dans les villes de Tombouctou et Gao grâce au soutien généreux du peuple américain à travers OFDA/USAID.

Grâce aux interventions du projet, plus de 8533 enfants vulnérables y compris les enfants victimes de violences, d’abus, d’exploitation et de négligence ont protégés.

Plusieurs activités d’information communautaire à l’endroit des parents, tuteurs, leaders communautaires et autorités locales ont été menées notamment la « journée d’information sur les instruments juridiques internationaux protégeant les enfants ; la caravane urbaine de sensibilisation ; la campagne : « qu’est-ce que la protection de l’enfance pour vous ? ».

Avec ce projet, plus de 2200 personnes ont été touchées par ces activités de sensibilisation sur la protection et les droits de l’enfant.

Du 07 au 08 juillet dernier, Tdh Mali et Enda ont organisé à Tombouctou, la Campagne « Talents d’enfants ». Cette campagne de protection et de promotion des droits de l’enfant a permis à 800 participants de voir et apprécier le savoir-faire des enfants vulnérables ayant été accompagnés par le projet. Ces deux jours de campagne ont proposé 20 stands pour l’exposition du travail des enfants concernés par la mobilité (ayant été formés, dotés, installés à leur propre compte); des prestations de sketch et jeux éducatifs ; des débats communautaires pour l’amélioration d’un environnement protecteur des enfants dans cette ville en crise.

L’importance du jeu dans le développement des enfants: regards croisés d’acteurs de la ville de Tombouctou

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Le jeu est un facteur important dans le développement psychique et moteur de l’enfant. Il permet non seulement à l’enfant de parachever le développement des capacités intellectuelles et psychique, mais aussi participe fortement à la socialisation de l’individu.

Le jeu une activité aimé des enfants qui leur facilite l’apprentissage.

Dans les premiers instants de la vie, les enfants découvrent leur environnement à travers les jeux qu’ils aiment répéter. Les bébés, par exemple, vont saisir des blocs, les manipuler et les porter à leur bouche. Les tout-petits vont construire des tours avec leurs blocs simplement pour les faire tomber. Les fillettes vont aimer jouer à la maman alors que les poupées et les dinettes. Le jeu permet aux enfants de développer leur confiance en eux et à maitriser leur environnement à travers cette interaction avec les objets qui les entourent.

Pour les tout-petits, le jeu est une façon naturelle d’apprendre. Il se rapproche de la manière dont nous apprenons dans la vie de tous les jours. Au lieu d’intégrer un concept à la fois, comme on le fait en classe, les enfants doivent apprendre et utiliser plusieurs idées et objets en même temps. Jouer, c’est aussi joindre l’utile à l’agréable.

Le jeu dans l’éducation à Tombouctou

Le jeu est important pour le Tombouctien, nous confie l’historien Salem OULD ELHADJ « Nous qui sommes les anciens avions eu nos instants de jeu, même si l’apprentissage commence très tôt chez nous avec l’école coranique. »

L’historien nous explique que les enfants avaient des moments de repris et de jeu entre l’école coranique et le «  tendé hou » l’atelier d’apprentissage et l’école.  Un programme qui n’a pas beaucoup changé, même si certains parents négligent l’école coranique de nos jours.

Le point espoir de TDH à Tombouctou

Le point espoir est une initiative de de Terres des hommes et ses partenaires (ENDA, OFDA/USAID) dans le cadre de son projet d’urgence d’appui et de renforcement de la résilience des enfants en mobilité dans les villes de Tombouctou et Gao » pour permettre aux enfants en mobilité de se retrouver, d’échanger, de s’appuyer mutuellement ; d’être suivis et aussi d’être orientés vers les acteurs étatiques et communautaires pour leur accompagnement et leur protection.

Le point espoir de Tombouctou est situé à Hamabangou, un quartier populaire de la cité des 333 saints.  Il a été mis dans un quartier où les enfants en situation précaire sont très nombreux. C’est quasiment le seul lieu où les enfants ont la possibilité de jouer et d’avoir accès à une écoute attentive, des conseils en matière de prévention et des activités récréatives.

SankoreLabs aux consultations régionales Afrique de l’ouest et du centre sur  » Jeunes , paix et sécurité « 

FB_IMG_1506180043733Les 11,12 et 13 septembre 2017 nous avons participé aux consultations pour l’Afrique de l’ouest et du centre sur le thème  » Jeunes, paix et sécurité  » à Cotonou au Bénin sur invitation du PNUD.

IMG_20170911_083819.jpgDurant 3 jours, nous avons échangé avec les jeunes représentant 23 pays sur le rôle des organisations des jeunes dans la lutte contre l’extrémisme violent et la radicalisation avec notamment notre compréhension et nos propositions pour une application de la Résolution 2250 du conseil de sécurité des Nations Unies.

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Travaux de groupes

La résolution 2250 adopte le 9 Decembre 2015 est une étape importante en ce qui concerne la lutte contre l’extrémisme violent, la résolution souligne l’importance de remédier aux conditions et facteurs menant à la montée de la radicalisation et à l’extrémisme violent chez les jeunes. Elle note également le rôle important que les jeunes hommes et femmes peuvent jouer en tant que modèles positifs dans la prévention et la lutte contre l’extrémisme violent.

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Kaboré du Burkina sur les défis des jeunes en Afrique concernant la paix et la sécurité

Au fil des dialogues de 3 Jours, SankoreLabs a exposé le travail de lutte contre la radicalisation que nous menons à travers plusieurs des programmes que nous avons élaboré et que nous sommes en train de réaliser.
Il y a notamment les actions de réorientation professionnelle de jeunes diplômés sans emplois et de coaching des jeunes qui sont placés avec des tuteurs dans le métier qu’ils ont choisis.
Il y a aussi la création d’emploi à travers nos projets qui touchent directement à la paix et à la sécurité comme le projet Acces A La Justice financé par IDLO ( international Développent Law Organisation) qui porte essentiellement sur la sensibilisation des populations d’une zone de conflit à faire recours à la justice.

A SankoréLabs , nous sommes convaincus que le sentiment d’un justice est un facteur de radicalisation des jeunes d’où notre action en faveur dune participation effective des jeunes à la réalisation des activités de sensibilisation des organisations de la société civile.
La lutte contre la facture numérique et l’accès à l’Internet, l’utilisation du numérique est entre autres l’un des objectifs de la Tech Hub sociale qui est une organisation créé par des jeunes.

Que nous soyons basés à Tombouctou, une zone du nord du Mali , qui est en proie à l’insécurité , où les attentats sont fréquents et un point important sur l’axe de l’immigration et du trafic de tout genre est déterminant .
La formation, le renforcement des capacités des jeunes, leur autonomisation par l’emploi et la promotion de nos cultures est un procédé encourageant de lutte contre l’extrémisme violent.

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Devons-nous fêter l’indépendance au Mali?

Bonjour chers compatriotes maliens!
Dois-je dire happy independance Day alors que l’anglais n’est pas la langue de nos colons qui sont revenus avec armes et bagages depuis l’épisode « Serval libérant le nord des troupes pseudi-djihadistes pour la livrer au pseudo-independantistes »?
Non je dois dire bon 22 en bonne et vraie malienne , car 22 est le nom que la populace malienne donne à ce jour qui était grandiose pour eux , aux premières années de l’indépendance. Il était (ce jour) comme illuminé par la carrure de leur président du temps, Modibo Keita.
Keita 🎶Keita 🎶Keita🎶 chante encore ma mère, une grande nostalgie dans la voix.
Lui avait une vision pour son pays.
Lui voulait une éducation de masse et de qualité pour tous les enfants du Mali.
Lui voulait une éducation basée sur des valeurs culturelles maliennes, africaines et enfin universelles.
Des maliens confiants en l’avenir fêtaient le 22.
Tous les maliens.
Maintenant , avec ce pays divisé en deux, ou même 3, où les enfants de certains grandissent avec cette insouciance, alors que ceux des régions du nord et du centre sont coupés du monde, ne vont pas à l’école comme le dit ce rapport d’Amnesty qui démontre que 150.000 enfants ne vont pas à l’école.
Ceux qui ont fait la soi-disant révolution de mars 1991 nous ont bien eu, nous naïfs maliens, au cœurs submergés par cet amour gigantesque pour notre pays…
Ils nous ont bien eu, s’installant, eux et leurs proches et leurs partis au pouvoir, sans une considération pour ce peuple endormi d’un sommeil lourd, hypnotisé par la corruption, le népotisme, l’immigration !
Du 22 septembre 1960 à celui-ci, le Mali a bien failli disparaître… Mais heureusement que nous avons vu un sursaut patriotique avec la contestation des jeunes maliens contre une révision de la constitution de 1992 exigé par un accord de paix signé vraisemblablement en infériorité et en perdant par les autorités maliennes.
Devons nous fêter le 22 alors que des fils du Mali meurent tous les jours? Alors que les filles du Mali sont violées sur des routes quand elles ne meurent pas en couche?

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Mali: Orange lance la 4G sans changer les prix exorbitants

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Le jeudi 24 août, la compagnie de Télécommunication Orange Mali qui détient la majorité des services de téléphonie mobile ( communications,internet mobile et fixe, mobile money) a offert un point de presse pour une démonstration de la 4G au Mali.

Je rapelle que Orange a acquis une licence pour la 4G avec les autorites maliennes pour un montant de 100 milliards de francs CFA le mois dernier et qu’une collectif de webactivismes maliens donc je suis membre -Mali100mega- dénonce le prix exorbitant de la connexion internet et les bas debits que Orange Mali et son unique concurrent Malitel pratiquent au Mali avec l’approbation  tacite de l’agence de régulationdes telecommunications  et des postes du Mali AMRTP.

Même si j’étais un peu énervée par le retard qui a été pris pour débuter la conférence , je n’ai pas regretté s’être  restée pour la suivre. Ce n’est pas orange qui va échapper au traditionnel retard du malien dans tout ce qu’il organise.

Dans une communication, le directeur adjoint de Orange Mali, Brutus Sadou Diakite nous a exposé les réalisations de sa compagnie et expliqué les avantages de la technologie que son entreprise serait arrivé à mettre à la disposition du Mali qui serait désormais au même niveau que les pays développés.

Ainsi, une démonstration qui nous exposait la différence entre la 3G et la 4G m’a permis de poser toutes les questions que j’avais dans ma bécasse.

Que la connexion 3G que Orange Mali offre au Mali est d’une mauvaise Qualité et très chère  n’est un secret pour personne.

Rares sont les jours que je ne passe pas un appel au service client pour signaler une connexion qui est interrompue ou mauvaise. La couverture du réseau  est très mauvaise et inégale si à Tombouctou c’est la 2G dans la majorité du temps, qui serait dû à  nos très chers brigands qui ont une prédilection pour les panneaux solaires qui alimentent les antennes de relais , d’après Orange, à Bamako aussi  la connexion internet n’est pas aussi fluide avec un débit qui va toujours vers le descendant.. Mon dernier séjour à Ségou me permet de dire qu’ils ont une meilleure couverture  que Bamako! ☺

1. La démonstration sur la différence entre la 3G et la 4G 🤳

Le technicien Eric Keita, nous a montré la différence entre les deux, notamment sur le plan de la vitesse de connexion et des services que cette qualité de connexion pouvaient permettre cette 4G.
Ainsi cela pourrait permettre d’effectuer des opérations chirurgicales en télé-medecine, de faire du e-learning pour les élèves et étudiants, de regarder des vidéos en qualité haute définition, de télécharger des fichiers volumineux en un temps record, permettre aux éleveurs de connaître l’État de santé de leurs bétail.

2. Le tarif de la connexion ne change pas! Même prix  ecorbitants que la 3G.
Le debit de la 4G et les domaines d’applications de cette technologie auraient certainement rejouit tout acteur du domaine si le  DG adjoint d’Orange n’avait précisé que les tarifs de la 4 G étaient pareils à ceux de la 3G. Rien ne change.
Avec la vitesse de la connexion à laquelle nous avons assisté, c’est à dire qu’avec 1,2Mo/s , on peut et va dépenser 4700F (500Mo) en 7 mn puisque le tarif ne change pas!🙃😠
Les deux gigas partirons en 30mn. 2Go en internet mobile coutent 13.500 f cfa avec Orange Mali.
Innovation. Performance. Qui ne seront certainement pas à la portée de nous autres utilisateurs lambda des services du web au Mali. Nous allons continuer à bloguer chèrement sur fonds propre.

3. Changement de carte sim et de téléphone.

Pour pouvoir utiliser la 4G, les usagers maliens devront non seulement passer en agence pour changer la carte SIM ,mais aussi se munir d’un telephone de dernière generation.

4. Merci l’AMRTP pour cet internet si cher!

20170824_132250L’agence malienne de régulation des télécommunications et ses postes et les autorités maliennes – dont l’immeuble n’est pas bien loin de celui du siège de Orange, notamment le ministère de la communication et de l’économie  numérique sont très certainement les premiers auxquels nous devons reprocher le prix exorbitants que Orange Mali et Malitel, leurs prétendu concurrent, appliquent au Mali. Ils parlent des formidables prouesses et du rôle que la 4G pourrait permettre aux maliens, tout en fermant sciemment les yeux sur le prix qui n’est pas à la portée des entrepreneurs TIC ou des maliens lambda comparé au salaire minimum des maliens. Les soi-disant associations  de défense des droits des consommateurs maliens ne sont pas non innocents dans cette cherté  générale de l’Internet  au Mali. Ils semblent ne pas consommer l’Internet. A croire qu’elles sont inexistantes. Heureusement qu’ils y a #Mali100mega qui ne se fatigue point à  réclamer la baisse du prix de l’Internet et le changement des offres et des tarifs.

En effet Orange a supprimé la seule offre illimitée au Mali (la livebox) et semble conforté par les autorites maliennes qui jouent la politique de l’Autriche au depend du developpent du Mali.
En effet, Il faudra aussi être assez riche d’abord et ensuite nous pourront regarder les modalités d’emploi.

Comment parler de telemedecine qui pourrait reussir des operations chirurgicales avec la 4G alors que nous savons que nos hopitaux manquent criardement d’équipements ?

Comment un eleveur qui est encore au stade des conflits avec les agricultures peut penser à la productivité de ses vaches?

Comment un étudiant malien peut penser à prendre des cours en ligne alors que les profs sont en grève illimité et que sa bourse d’étude mensuel est de 26.500 f ? Est-ce des forfaits Internet  qu’il va acheter ou se nourrir, se déplacer, acheter quelque vêtements et photocopierles documents de ses camarades?

Nous sommes pris au piège !! !😤
Que faire si ce n’est rester fidèle à sa bonne vieille connexion qui oscille entre 2G et 3G.
Et continuer à se plaindre des autorités maliennes qui sont responsables de tous nos malheurs de drogués de net , qui pensent certainement qu’Internet est un loisir ou un hobby malgré le projet Mali Numérique 2020.

Et lutter pour les prix de l’internet change au Mali quand on voit que Orange peut des offres si propice dans certains pays.

Ils continuent à nous ecraser simplement parce que nous maliens avons des dirigeants peu soucieux de nos souffrances.

Linternet n’est pas un luxe, ni un outil de soumission des populations. Le rendre cher ne va pas non plus nous dissuader de l’utiliser. C’est très certainement cette 4G que nous nous contenterons de les voir utiliser.

 

 

 

Et pourtant il faudrait libérer l’ortm

reconciliation-nationale-lortm-simpliqueIl est facile de comprendre l’Office des radiodiffusions et télévision du Mali est un pôle du pouvoir. Les directeurs qui y sont nommés sont toujours stratégiquement choisis. Des personnes issues de la boite, membres du parti au pouvoir ou griots proches du président ou de sa femme.
Il met l’organe de communication étatique à la disposition de la belle image du président, de sa femme, de sa famille….
Cette pratique date des premières années de l’indépendance et de la création de ces organes.
Je me rappelle de la voix du Sahel et Télé Sahel ont bercé mon enfance. De ces documentaires des télévisions françaises et allemandes, des dessins animés dont je raffolais et surtout de ces films en noir et blanc que je ne ratais jamais ! Moi et mon amie Halima, la peulh qui partageait aussi ma passion pour la lecture.
Ces télévisions ont beaucoup contribué à décoloniser nos esprits de jeunes africains enseignés dans une langue étrangères avec un système directement calqué sur celui de la France.
Mais, ces organes ont été une arme pour ces régimes pour faire accepter nos dictateurs du moment.
Les nouvelles technologies, notamment l’avènement des réseaux sociaux ont permis la naissance de nouvelles organes, de nouveaux leaders qui concurrencent sérieusement leurs présidents dictateurs parfumés à la fausse démocratie soutenue par la mère république française.
On comprendrait presque que l’ORTM demande à l’État de  » Réguler les réseaux sociaux  » qui seraient un lieu de libertinage  » . Mais nous autres usagers de ces réseaux sociaux lui demandons de quitter ce journalisme alimentaire soutenue par le larbinisme grégaire de ses directeurs pour permettre aux journalistes qui y sont d’exprimer leurs talents.
Si l’ORTM demande à l’État de nous censurer, nous demandons à l’État de libérer l’ORTM

Mali: Dialogues des jeunes avec les institutions au Sahel par le Centre pour le Dialogue humanitaire (hd)

@Faty
rencontre de jeunes venant de 5 régions du Mali avec les institutions @tunbutuwoye

une soixantaine de jeunes venant de 5 régions du Mali ( Kayes, Sikasso, Mopti, Menaka et le district de Bamako) ont participé à l’atelier  » Dialogue des jeunes avec les institutions au Sahel les 13 et 14  juillet au grand Hôtel de Bamako.  L’atelier est organisé par le Centre pour le Dialogue humanitaire (hd) qui est une organisation  de diplomatie privée fondée en 1999 sur les principes d’humanité, d’impartialité et d’indépendance.

La  mission de hd est de contribuer à prévenir, atténuer et résoudre les conflits politico-militaires par le dialogue et la médiation. Au cours des 17 dernières années, HD a discrètement oeuvré à la résolution de conflits dans le monde grâce à son accès privilégié à l’ensemble des parties ayant une influence sur les conflits et à sa méthodologie de dialogue. L’organisation est actuellement impliquée dans une quarantaine d’initiatives de dialogue dans plus de 25 pays.

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Ces discussions entre jeunes et institutions  au Sahel ont pour but de créer un cadre de concertation entre les jeunes du Mali et les institutions. il vise notamment à :

  • Structurer des mécanismes nationaux de dialogue pour que les jeunes et les autorités établissent une lecture consensuelle des enjeux relatifs à la jeunesse et des réponses à apporter.
  • Structurer un dialogue au sujet des politiques de promotion de la jeunesse au Sahel et des stratégies de coopération Nord-Sud impliquant la participation de jeunes du Maghreb et d’Europe

Si le ministère de la jeunesse du Mali a félicité l’initiative qu’il trouve louable, dans le contexte de crise que connait le Sahel et rappelé aux jeunes le rôle majeur qu’ils peuvent jouer pour le développement de leurs pays.

les jeunes quant à eux , se sont réjouis de cette nouvelle dynamique qui leur permet d’échanger sur les problèmes prioritaires pour eux avec les services techniques, les ministères et les institutions en charge des secteurs clés pour le développement des pays du Sahel.

Mama Keita, du conseil national des jeunes de Sikasso a confié son intérêt pour ces rencontres de haut niveau et le besoin des jeunes leaders d’être soutenus , car ils ont un impact certain et important au niveau local.   » hd nous offre à travers ce projet, l’occasion de faire connaitre nos priorités aux décideurs, mais aussi d’avoir une occasion de partager avec les autres au niveau national et sous régional »

 

Contexte particulier du Sahel

Tous les pays du Sahel font face aux mêmes défis vis-à-vis de leur jeunesse à savoir la montée de la violence, un mécontentement exprimé en l’absence d’opportunités d’emploi, une absence de dialogue intergénérationnel et l’impossibilité pour les jeunes de se projeter dans l’avenir. Il existe plusieurs organisations de la jeunesse dans chaque pays mais qui ont les mêmes difficultés à transformer leurs préoccupations en propositions viables et réalisables. Ils sont très actifs dans le plaidoyer, l’organisation d’événements ou la communication, mais ont du mal à atteindre les décideurs.