Tribune : Nous disons NON parce que nous sommes aussi des maliens!

Doit-on se mêler de ce débat du Oui au Non quand on est malien ressortissant du nord ?FB_IMG_1502283040664
Parce que ce qui se passe à Bamako nous engagé aussi au nord , même si les deux plateformes ( oui et non)/se moquent pas mal de ce que pensent ou veulent les populations du nord. D’aucuns seraient tentés de me demander pourquoi une telle attaque ?
Simplement parce que nous n’avons vu personne se mobiliser pour des sujets qui touchaient à un refus des populations de Gao et Tombouctou ( Je ne sais rien de Kidal) sur l’application de l’accord de paix. Il s’agit notamment des autorités intérimaires. Pire. Le révolutionnaire accueilli par des milliers de jeunes à Bamako est allé jusqu’à accuser les jeunes de Gao , lâchement tués par des policiers maliens, de corrompus manipulés.
Gao a marché. Tombouctou a organisé tout type de marche.
La seule interventions de Bamako a été faite pour fausser les calculs et faire croire que certains étaient contre l’État malien.
Nous disons NON à ma révision constitutionnelle parce que nous n’allons pas laisser notre statut de citoyens de ce pays être bafoué. Nous n’allons plus accepter d’être des citoyens de seconde zone, qui oublient que leurs régions sont dans la totale précarité et dans une insécurité que l’État va refuse de voir.
Parce que cette nouvelle constitution, nous engagera aussi et autant que chaque malien , si jamais le Mali, les groupes armés et la communauté internationale qu’elle semble arranger réussissent, nous serons dans un cercle infernal, sinon dans un enfer. Les mêmes hommes qui nous ont envahi, qui ont tués tellement de personnes ( des maliens des tchadiens, des français, des burkinabès, des guineens…) verront leurs chefs politiques nous gouverner, faire régner l’injustice, la haine inter communautaire, le racisme… monter en flèche !
Nous disons NON parce que nous pensons que notre avis compte. Parce que nous voulons que le reste du Mali, sache qu’ils n’ont pas l’apanage de la citoyenneté. Que nous sommes les premières exposées aux menaces des djihadistes. Qu’ils nous avaient abandonné en leurs mains pendant presque une année et que c’est la menace d’une invasion de tout le territoire qui avait précipité les choses.
D’ailleurs cet abandon ne continue t-il pas?
Le gouvernement malien ne dit-il pas que cette insécurité n’est que résiduelle alors que des hommes armés enlèvent des petites filles dans des villages et les violent impunément ?
Nous disons NON à la révision constitutionnelle parce que nous ne pouvons dire OUI à cette magouille politique en faveur se parti qui se substitue à l’État.
Parce que nous en avons marre de ce pouvoir centralisé à Bamako.
Nous voudrions un référendum pour fixer tout le monde sur cette histoire l’Azawad.
Nous voudrions des élections, des vrais pour choisir nos dirigeants.
Nous voudrions que le Mali ne soit pas un pays discriminatoire, comme le laisse entendre pour la paix et la réconciliation.
Nous disons NON parce que nous voudrions une paix véritable. Avec les hommes, les femmes , les ethnies, les jeunes , les vieux de tout le Mali, sans arrières pensées de vengeance ou de guerre tribale. Pas une paix politique, qui se mesure aux signatures d’hommes politiques avec une communauté internationale.

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Ras Bath ou le ras-le-bol de la jeunesse malienne

FB_IMG_1501857652249.jpgLe Mali est un pays qui traverse une zone de forte turbulence depuis le démantèlement de la république islamique de la Libye en 2011.  À cette instabilité sécuritaire créée par le retour des certains combattants touaregs de la Libye venus se greffer aux incessantes volontés indépendantistes des jeunes touaregs du MNLA ( mouvement national de libération de l’azawad).

Au coup d’État des mutins de Kati , la caserne a succédé la déstabilisation militaire et une prise du contrôle des trois grandes régions du nord ( Kidal, Gao et Tombouctou). Une multitude de groupes armés chapeautés par la grande centrale du terrorisme AQMI (Al-Qaida au Maghréb islamique), Ancardine de l’ancien rebelle Iyad Agali, le Mujao…

De l’intervention française à la signature de l’accord pour la paix et la réconciliation en juin 2015, en passant par l’élection de IBK à la présidence de l’installation de la mission des nations unies au Mali (Minusma) et les multitudes d’attentats et de combats opposant les groupes armés qui se sont créés et ajoutés à ceux existant , le pays a continué à glisser sur un terrain bien dangereux.

Il est inutile de rappeler le discours du président IBK qui tournaient autour de la restauration de l’État malien et de la lutte contre la corruption. Il en a rien été. C’est à croire qu’il a brigué ce poste pour prendre sa revanche sur cette populace malienne. Ces personnes qui l’ont élu à plus de 77% pour lesquels , lui,  son gouvernement, sa famille et son parti semblent avoir un dédain d’une ampleur incroyable.

Ras Bath et d’autres ont été comme imposés par la situation. Ils sont devenus les portes drapeaux d’une jeunesse qui semble se rendre compte du fossé que la classe politique a créé entre les citoyens. Ils dénoncent les tares des gouvernants dans un langage presque orduriers. Ils interpellent, affublent ces dirigeants de surnoms moqueurs.

Avant l’arrestation de Ras Bath (qu’il a signalé par les réseaux sociaux) il y a eu le sommet Afrique France, sa préparation et tous ces mécontents créés par l’ordonnance de la gouverneur de Bamako. La grande majorité des jeunes vivent de débrouillardise à Bamako. Ils ont de petits kiosques dans les rues, certains vendants leurs objets à la sauvette.

Ami Kane y a mis fin. Ras Bath ne s’est pas fait prier pour dénoncer ces actions de deguerpissage pour un sommet qui ne fait que consacrer le larbinisme primaire de notre gouvernement envers la France. La situation lui a donné beaucoup d’autres sujets. Pratiquement chaque ministre en a pris. Les fans n’ont fait qu’augmenter parmi cette classe de jeunes.

Ras Bath en devient leur guide. Les pages et les petits ras aussi sur Facebook. La révision constitutionnelle voté en catimini par la majorité acquise au gouvernement a amplifié le mouvement d’indignation et de rejet.

Des milliers de jeunes descendent dans les rues de Bamako à 3 reprises sur appel de la plateforme du NON et pour protéger Ras Bath condamné à un procès durant une tournée en Europe.

Mais Koulouba ( le palais présidentiel malien) reste buté dans sa position.  Décidé certainement à garder le cap. Son cap. Voulant imposer ses tripatouillages constitutionnelles. Refusant de voir la réalité: le peuple risque de retirer sa confiance au président IBK et le pays risque d’être encore une fois dans une instabilité politique qui ne peut arranger nos  problèmes sécuritaires. Les mêmes groupes armés qui ont pris le contrôle des 3 régions du nord peuvent le faire aisément présentement , malgré la présence de Barkhane ou de la Minusma. Aucune de ces forces ne fera la guerre de la souveraineté à la place de l’État malien. Pire. Ils ne laisseront pas l’État le faire aussi.

L’accord pour la paix n’est pas une garantie. Combien d’accords ont été signés ?

Maintenant , il serait temps de retirer ce projet de référendum et penser aux problèmes réelles de la jeunesse, y apporter des solutions durables.

 

Régulez !oui mais pourquoi ?

Crédit photo Amadou. A.WaneDepuis 3 jours, ceux qui me suivent sur Facebook ont été d’abord surpris, ensuite interpellé par mes publications courtes ( genre tweet) qui se suivent à un rythme effréné. Ils ont aussi vu  certains autres blogueurs et activistes de la communauté des blogueurs du Mali – Doniblog- l’emboîter le pas sans pour autant comprendre le sens de ces phrases presque risibles, qui se terminent par Régulez !

Régulez! est directement liée au référendum sur la révision constitutionnelle que le gouvernement malien allait organiser en juillet sans l’opposition énergique de plusieurs organisations de la société civile qui ont été rejoints par l’opposition dans une plateforme du NON.

Bien avant le 15 juillet 2017 ( jour de la marche gigantesque de la plateforme du non), bien avant ma naissance même -une phrase de ma mère- , nous savons que ceux qui arrivent à avoir le pouvoir prennent possession de tous les moyens de l’État et qu’ils le mettent au service de leur parti qui a son tour doit se battre pour les maintenir au pouvoir. Mais nous autres blogueurs aimons faire du bruit autour de certains agissement de dictateur des indépendances de nos démocrates du moment!

Régulez !

Donc moi et certains blogueurs se sont indignés de voir l’Office de radiodiffusion et télévision du Mali ignorer la grande marche de la plateforme qui eu lieu le samedi 15 juillet 2017, se contentant de mettre des reportages creux sur la plateforme du OUI qui réuni les ministres de l’État, la majorité présidentielle et des associations de la société civile .

Après , ils ont bien tenté de se rattraper en diffusant des images amateurs sur la marche , alors qu’ils avaient une équipe de reportage à la place de la liberté, mais le coup était déjà parti et nous avons lancé le Hashtag #LiberezLOrtm pour réclamer la fin de cette main mise des politiques sur ce service d’État. Pour preuve , mon article précédent !

Le directeur générale n’a pas dû apprécier car s’en est suivi un grand format dans le journal de 20h du 20 juillet de la chaîne publique malienne d’information pour ne décrocher que des flèches contre les blogueurs et autres webactivistes maliens.

Ainsi, nous serions des drogués qui utilisent les réseaux sociaux pour  » insulter  » et les autorités maliennes devraient  » REGULER » tout ça !

Sans faire une quelconque explication du travail de veille citoyenne que mènent les blogueurs maliens, Régulez! c’est imposé à moi.

Pas un mot dièse, mais un point d’exclamation, comme pour marteler et faire connaitre tous ces secteurs de la vie publique , tous ces domaines qui ont besoin de régulation au Mali.

Faire connaitre les maux de notre pays qui ont besoin d’une action politique pour que le Mali amorce un pas vers la paix , la sécurité et le développement .

Régulez ! Pour dire à l’Ortm qu’ils ne sont pas les seuls à pouvoir dire quelque chose aux autorités maliennes. D’ailleurs, nous les drogués sommes écoutés, même si d’aucuns veulent faire croire le contraire en traitant nos articles et autres discussions sur les réseaux sociaux de  » débats de caniveaux » .

Le caniveau est notre quotidien. C’est notre pays. Nous le connaissons bien. Nous  savons lancer des alertes !nous ne sommes pas les adeptes de l’insulte de nos dirigeants sur les réseaux sociaux , parce que nous aimons notre pays. Il compte plus que tout pour nous !

Et j’espère ne pas offusquer un de ces drogués de la toile en utilisant le Nous à la place du Je. Sinon ils me peuvent Réguler. Le liberté d’expression est un droit inhérent à tout citoyen!

Avec Régulez, vous , nous nous (vous)faisons connaître le poids de tous les problèmes de notre pays sans verser dans la provocation.

Il s’agit d’une indignation Citoyenne !

Régulez! pour dire Indignez-vous!

 

Et pourtant il faudrait libérer l’ortm

reconciliation-nationale-lortm-simpliqueIl est facile de comprendre l’Office des radiodiffusions et télévision du Mali est un pôle du pouvoir. Les directeurs qui y sont nommés sont toujours stratégiquement choisis. Des personnes issues de la boite, membres du parti au pouvoir ou griots proches du président ou de sa femme.
Il met l’organe de communication étatique à la disposition de la belle image du président, de sa femme, de sa famille….
Cette pratique date des premières années de l’indépendance et de la création de ces organes.
Je me rappelle de la voix du Sahel et Télé Sahel ont bercé mon enfance. De ces documentaires des télévisions françaises et allemandes, des dessins animés dont je raffolais et surtout de ces films en noir et blanc que je ne ratais jamais ! Moi et mon amie Halima, la peulh qui partageait aussi ma passion pour la lecture.
Ces télévisions ont beaucoup contribué à décoloniser nos esprits de jeunes africains enseignés dans une langue étrangères avec un système directement calqué sur celui de la France.
Mais, ces organes ont été une arme pour ces régimes pour faire accepter nos dictateurs du moment.
Les nouvelles technologies, notamment l’avènement des réseaux sociaux ont permis la naissance de nouvelles organes, de nouveaux leaders qui concurrencent sérieusement leurs présidents dictateurs parfumés à la fausse démocratie soutenue par la mère république française.
On comprendrait presque que l’ORTM demande à l’État de  » Réguler les réseaux sociaux  » qui seraient un lieu de libertinage  » . Mais nous autres usagers de ces réseaux sociaux lui demandons de quitter ce journalisme alimentaire soutenue par le larbinisme grégaire de ses directeurs pour permettre aux journalistes qui y sont d’exprimer leurs talents.
Si l’ORTM demande à l’État de nous censurer, nous demandons à l’État de libérer l’ORTM

Le Mali de plusieurs réalités : une presse muselée #3

manifestations du 17 aout 2016Les radios et télévisions de l’État.
Voici des instruments qui ont beaucoup servi et desservi les pouvoir autocratiques que nous avions eu dans nos états africains. Ils ont beaucoup participé à la décolonisation culturelle de nos papas. Ils sont devenus des capsules qui permettent de se faire des idées sur les trajectoires que prennent les différents états. Ils sont présents dans toutes familles de maliennes à l’étranger.
Je me rappelle la manière religieuse dont nous écoutions le journal, les avis et communiqués et ambiance Midi à Niamey en ondes courtes.
Le vent démocratique qui a soufflé n’a malheureusement pas permis de libérer ces organes d’État du joug du pouvoir. De la propagande des dictateurs, ils se sont convertis au service de communication rapproché des présidents et de leurs politique.
Nos télévisions nationales ( quel qu’en soit le pays) sont devenus des services pour lustrer l’image du régime et de la première dame – je ne veux dire de la famille du président .
Dans tous nos pays du Sahel, qui avons une certaine prédilection pour les coups d’État, nous voyons les militaires prendre les maisons des télévisions d’assaut en même temps que les palais des présidents.

reconciliation-nationale-lortm-simpliqueAu Mali, nous soupçonnons des choses dès la perturbation des programmes et la diffusion de certaines chansons ( Bâ Soumana Sissoko au Mali).
Les présidents africains de ces dernières années aiment se complaire dans une pseudo démocratie sans permettre aux télévisions nationales de profiter de cette indépendance éditoriale dont elles ont besoin pour jouer un rôle décisif dans le cheminement véritable de nos pays vers la démocratie.
Devons-nous nous plaindre de la conduite de notre télévision Nationale , l’ORTM alors que nous nous contentons de regarder la liberté de la presse malmenée au Mali?
Pensez-vous que les journalistes de l’ORTM sont les seuls en otage au Mali?
Devons-nous nous offusquer seulement des journaux complètement acquis au régime et à sa dérivé dictatoriale avec la révision Constitutionnelle alors que cela ne date pas d’hier ?
Moi je dis que Non!
Regardez les unes de nos journaux !
Regardez les articles griottiques qui remplissent ces papiers !

Mali: Dialogues des jeunes avec les institutions au Sahel par le Centre pour le Dialogue humanitaire (hd)

@Faty
rencontre de jeunes venant de 5 régions du Mali avec les institutions @tunbutuwoye

une soixantaine de jeunes venant de 5 régions du Mali ( Kayes, Sikasso, Mopti, Menaka et le district de Bamako) ont participé à l’atelier  » Dialogue des jeunes avec les institutions au Sahel les 13 et 14  juillet au grand Hôtel de Bamako.  L’atelier est organisé par le Centre pour le Dialogue humanitaire (hd) qui est une organisation  de diplomatie privée fondée en 1999 sur les principes d’humanité, d’impartialité et d’indépendance.

La  mission de hd est de contribuer à prévenir, atténuer et résoudre les conflits politico-militaires par le dialogue et la médiation. Au cours des 17 dernières années, HD a discrètement oeuvré à la résolution de conflits dans le monde grâce à son accès privilégié à l’ensemble des parties ayant une influence sur les conflits et à sa méthodologie de dialogue. L’organisation est actuellement impliquée dans une quarantaine d’initiatives de dialogue dans plus de 25 pays.

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Ces discussions entre jeunes et institutions  au Sahel ont pour but de créer un cadre de concertation entre les jeunes du Mali et les institutions. il vise notamment à :

  • Structurer des mécanismes nationaux de dialogue pour que les jeunes et les autorités établissent une lecture consensuelle des enjeux relatifs à la jeunesse et des réponses à apporter.
  • Structurer un dialogue au sujet des politiques de promotion de la jeunesse au Sahel et des stratégies de coopération Nord-Sud impliquant la participation de jeunes du Maghreb et d’Europe

Si le ministère de la jeunesse du Mali a félicité l’initiative qu’il trouve louable, dans le contexte de crise que connait le Sahel et rappelé aux jeunes le rôle majeur qu’ils peuvent jouer pour le développement de leurs pays.

les jeunes quant à eux , se sont réjouis de cette nouvelle dynamique qui leur permet d’échanger sur les problèmes prioritaires pour eux avec les services techniques, les ministères et les institutions en charge des secteurs clés pour le développement des pays du Sahel.

Mama Keita, du conseil national des jeunes de Sikasso a confié son intérêt pour ces rencontres de haut niveau et le besoin des jeunes leaders d’être soutenus , car ils ont un impact certain et important au niveau local.   » hd nous offre à travers ce projet, l’occasion de faire connaitre nos priorités aux décideurs, mais aussi d’avoir une occasion de partager avec les autres au niveau national et sous régional »

 

Contexte particulier du Sahel

Tous les pays du Sahel font face aux mêmes défis vis-à-vis de leur jeunesse à savoir la montée de la violence, un mécontentement exprimé en l’absence d’opportunités d’emploi, une absence de dialogue intergénérationnel et l’impossibilité pour les jeunes de se projeter dans l’avenir. Il existe plusieurs organisations de la jeunesse dans chaque pays mais qui ont les mêmes difficultés à transformer leurs préoccupations en propositions viables et réalisables. Ils sont très actifs dans le plaidoyer, l’organisation d’événements ou la communication, mais ont du mal à atteindre les décideurs.

Le Mali de plusieurs réalités

le Mali fait la une des journaux depuis maintenant plusieurs années, à commencer par l’occupation des 3/4 du territoire par des groupes armés de tous bords ( indépendantistes, djihadistes, bandits et autres trafiquants de drogues affiliés à AQMI).

Ce pays a plusieurs réalités. la capitale semble à des années lumières des régions.

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Bamako. La capitale. Toute la classe politique s’y plait. Ils y font leurs coups foireux, leurs détournements de fonds, leurs transactions inimaginables. Tout le monde veut y avoir une villa. Ils se battent pour. Des policiers aux prédicateurs en passant par le rebelle indépendantistes , chacun y va de son talent à voir les biens communs à son nom.
Il ne faudrait pas que j’oublie les agents de l’administration qui soutiennent les politiques sous leurs manches en contre parti, le parti au pouvoir s’organise pour garder le pouvoir! Du bon donnant donnant. On se demande parfois qui donne le souffle à cette administration gangréné par la corruption et la népotisme.
Bamako. La capitale qui se moque bien de ce qui se passe dans les régions. Que dis-je? Des enfants y sont enseignés dans des classes en paillotes. Elle se contente de payer des milliards à des sociétés pour la rendre belle au regard des visiteurs. Elle se moque bien des problèmes que le pays connaît. Sait-elle même que le Mali devrait s’étendre jusqu’à Kidal bien qu’aucun signe de l’État , à force parler un représentant du pays , n’y sont tolérés ? Sait-elle que la menace n’est pas qu’à Kidal l’interdite, mais aussi au centre, à l’est ? Que des embuscades se font nombreuses à Nampala , juste dans la région de Ségou? Que les populations des zones reculées sont abandonnées à elles-mêmes et aux hommes des groupes armés qui n’hésitent pas à piller, voler, violer, braquer???
Et pourtant Bamako et ses dirigeants ne peuvent ignorer cette réalité. Elle se contente de se cramponner à l’accord pour la paix pour se dire que tout est rose.
Les groupes armés se vendront et Barkhane est supposé se charger de ceux qui passent pour les djihadistes. La Minusma ferra de la présence. C’est simple au final.
Oui simple. Mais triste.

Le pays nous échappe et Bamako et sa classe dirigeante reste glamour, toujours entre 2 avions. Quémandant et acquiesçant. Le citoyen malien n’a t-il pas dit que c’est la recherche du pain quotidien qui l’intéresse ?

Madame Konaré, la paix au Mali doit être une affaire malienne d’abord….

Prof. Adam Ba Konare

La crise politique que le Mali connait semblait ne pas beaucoup intéresser certains acteurs passés – ou pas- de la vie politique malienne  jusqu’à cette visite du tout nouveau président français Papa Macron ( pour conserver le respect dû au président de notre mère  patrie colonisatrice).

Quelle surprise de voir Madame Ba attendre que les français élisent Macron à la présidence  de notre pays  de la France pour lui adresser une lettre ouverte, de plus. 

Bien belle , la leçon, mais je la trouve bien en retard, et surtout à la mauvaise personne.  mais bof! d’autres me diront que seuls les présidents surtout ont le pouvoir de sortir notre historienne de renom de sa retraite.  Sa dernière réaction médiatique date de la visite du si bien nommé, Nicolas Sarkozy à Dakar,  sur  le « drame de l’Afrique » qui  viendrait du fait que « l’homme africain n’est pas assez entré dans l’Histoire. […].

Nous autres maliens sommes passés par milles malheurs évènements du coup d’état du loufoque capitaine Sanogo à l’occupation de Kidal par le conglomérat de rebelles apatrides , de pseudo-djihadistes et de narcotrafiquants coupeurs de chemins.

Nous avons beaucoup encaissés, mais Madame Ba – et son mari,  l’ancien président de la république du Mali Alpha Oumar Konaré – sont restés muets. A en croire que la vie politique du Mali, l’occupation du pays, ce président promeneur que les circonstances ont conduit au pouvoir  ( et qui d’ailleurs semble l’avoir oublié) .

une lettre ouverte qui commence par des commentaires sur les conditions des élections en France, des éloges du tout jeune président que la France s’est trouvé , face à la menace la dame au discours nationaliste et xénophobe.    » Il est donc là, ce nouveau président, jeune et beau. Beau comme un Dieu grec, ou comme une star de cinéma. Mais ça, c’est une autre histoire… », évoquant les états d’âmes du peuple français et les missions que Macron se proposait pour ce quinquennat au sommet de l’état français  » rendre aux Français cette confiance en eux depuis rendre longtemps affaiblie parce que depuis des décennies, la France doute d’elle-même »…

je n’ai pu étouffer un rire de pleine gorge!!! les français!! les français!!!! la France !!!Macron!!! PS!! République!!!!

Mais diantre où mettez vous le Mali dans cette lettre madame Ba?

N’êtes vous pas malienne? le Mali ne vous préoccupe t-il pas plus que cette France???

Nous aurions aimé savoir ce que Madame Ba pensait de notre président ou de son enfant qui semble se préparer à hériter du pouvoir par le truchement d’un nouveau parti d’état!!!

« Et pourtant, votre champ de bataille, le Sahel, est miné, tant au propre qu’au figuré, monsieur le Président. Les populations du Nord Mali le savent. Ne vous laissez pas emporter par la seule fougue guerrière. N’exaltez pas la seule solution militaire.  »
dites-vous pour évoquer le complexe problème sécuritaire que nous connaissons au Mali.  c’est à croire que le Mali et tout le sahel sont un département de la France!!!

c’est vrai que c’est un champ de bataille, mais qui accueille d’autres combattants, notamment l’armée malienne et la MINUSMA  qui ont autant de victimes que la force française dont vous parlez si bien dans cette lettre pas aussi ouverte que cela.

Madame, vous semblez réduire la connaissance du problème sécuritaire du Mali  aux populations du nord Mali  du nord DU Mali , a y croire qu’ils sont les seuls à savoir que la solution militaire ne peut y apporter la paix .

Pourtant l’Etat français est bien situé dans cette histoire de rebellion cyclique que nous connaissons au nord dès les premières heures de l’indépendance malienne. Vous êtes historienne. Je ne pense pas vous l’apprendre!
Je ne pense pas vous apprendre non plus que l’accord de paix est imposée à ces populations qui n’ont d’autre issu que de l’accepter. Bien que des membres de société civile y auraient participé , nous savons qui et comment sont ces représentants. Les autorités intérimaires en sont la preuve. Le gouvernement malien s’est entendu avec les groupes armés pour distribuer la gestion des régions aux les membres des groupes armés, sans aucune considération pour la volonté ses populations. La communauté internationale est le garant d’un pacte international en faveur de ceux qui ont attaqué la république et l’ont mis en péril ! Ils font des campagnes de sensibilisation aux différentes structures sur l’accord de paix , comme s’il s’agissait de ces compagnes de sensibilisations que nous connaissons sur des problèmes de santé ou l’abandon de pratiques néfastes , alors que les meurtres, les vols, les viols, les braquages de villages entiers continuent dans le grand nord.
La voix de la paix et l’avis de la population pour avoir la paix n’a aucune valeur aux yeux de la France qui continue son lobbying.
Chère professeur, ce qui est en train d’être mis en œuvre est bien éloigné de la paix véritable et de la réconciliation des communautés qui ont été durement éprouvées par ce conflit ! Malheureusement, c’est du ramassé qui est encore une fois entrain d’être fait, avec un détachement désolant ! On ne pense encore qu’au profit !

Qaund on fait venir les anciens rebelles pour essayer de nous berner alors que la douleur et le ressenti de l’occupation, cette injustice qui semble entérinée sont un grand obstacle à la paix.
Madame. Merci pour votre lettre.
Merci de quitter ce mutisme des intellectuels que nous autres maliens lambdas ne comprenions pas.
Merci de rester une intellectuelle embourgeoisée !
Loin des problèmes réels du Mali, qui écrit une lettre ouverte au président français au lieu d’en écrire une au président promeneur que nous avons!
Merci de ne voir une solution au problème du Mali uniquement qu’en  la France.
Merci !
Vraiment !
Madame.

Mais pourquoi les enseignants du nord du Mali sont en grève illimitée ? #4

Une rue de Tombouctou

Carte sur table!

C’est une chose de n’avoir pas ouvert des IPRES( inspection pédagogique régionale de l’enseignement secondaire) dans les régions du nord. C’en est une autre de faire déplacer les professeurs servant hors des chefs-lieux des régions pour se faire inspecter dans les chefs-lieux des régions.

Les agents normalement se font inspecter sur leur lieu de travail. Les inspecteurs ne touchent-ils donc pas des frais de déplacement ? Prétexter être la cible de prédilection des bandits, me semblent être encore une fois, un argument tiré par les cheveux. Trop, c’est trop.

Carte sur Table !
Qu’est ce qui maintient les services financiers des régions du nord à Bamako?
Nulle part dans ce monde, nous ne sommes à l’abri des désagréments de l’insécurité. Les bandits armés ne s’intéressent qu’à l’argent liquide, pas à la paperasse. Prétexter être la cible de prédilection des bandits armés est un argument un peu tiré par les cheveux.
Aussi, pour avoir un papier ou une signature qui, en temps normal, n’est que l’affaire d’une heure au plus, il faut attendre des semaines. Pour la prise en charge des accessoires de salaire, il faut des fois plusieurs « aller-retour » à Bamako. A ces maux, s’ajoutent les erreurs et les omissions devenues fréquentes ces temps-ci, dans le traitement des salaires. Trop, c’est trop.

Signé Dramane Traoré, secrétaire aux revendications du collectif  des enseignants du nord , professeur de Mathematiques au Lycée Mahamane Alassane Haidara de Tombouctou

 

Pourquoi les enseignants de Tombouctou sont en 1grève illimitée ? #3

Première épreuve à l'Hégire
credit photo: Faty

Ainsi donc, ce mercredi 25 avril, l’académie de Tombouctou était aux côtés de l’AEEM  ( association des eleves et etudiants du Mali) pour tenir une grand-messe au lycée de Tombouctou et assurer aux élèves qui semblent désabusés qu’il n’y aura pas d’année blanche malgre les 72 jours d’une grève illimitée des enseignants du collectif des enseignants du nord  !
Il semble que c’est seulement l’issue de l’année qui leur importe le plus!
Haha! Chers enfants, vos enseignants ne vous ont pas évalué depuis la rentrée scolaire, ils n’ont pas donné les sujets des compositions que l’administration vous à colmaté, ni procédé à leur correction, vous ne faites pas cours depuis 72 jours….mais ce n’est pas grave !
VOUS N’AUREZ PAS UNE ANNÉE BLANCHE !
Ils vous en assure! Ils s’entendent avec l’ AEEM , même si ce n’est pas elle qui grève ! L’essentiel n’est-il pas de ne pas rester dans la même classe pour vous et vos parents?
Vous avez bien entendu ce que vous et vos parents veulent entendre « VOUS N’AUREZ PAS UNE ANNÉE BLANCHE  » parce qu’ils ont pu obtenir des notes pour vous et les enfants de ceux qui sont un peu mieux lotis , qui sont dans les écoles privés ont eux étudié !
Ne vous inquiétez pas , ils vous assurent que VOUS N’AUREZ PAS UNE ANNÉE BLANCHE !
Vos professeurs peuvent continuer leur grève !
Vos parents peuvent rester dans leur mutisme !
Vous pouvez rester dans votre paresse!
de toute façon VOUS N’AUREZ PAS UNE ANNÉE BLANCHE !

Que ces fainéants d’enseignants continuent leur grève illimitée !

La face du monstre, que dis-je , du ministre sera sauve ! Ils trouveront un autre gueulard de communicateur pour venir nous dire que nos élèves n’ont pas le niveau !

Comme si c’était de notre faute !