Mali: Orange lance la 4G sans changer les prix exorbitants

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Le jeudi 24 août, la compagnie de Télécommunication Orange Mali qui détient la majorité des services de téléphonie mobile ( communications,internet mobile et fixe, mobile money) a offert un point de presse pour une démonstration de la 4G au Mali.

Je rapelle que Orange a acquis une licence pour la 4G avec les autorites maliennes pour un montant de 100 milliards de francs CFA le mois dernier et qu’une collectif de webactivismes maliens donc je suis membre -Mali100mega- dénonce le prix exorbitant de la connexion internet et les bas debits que Orange Mali et son unique concurrent Malitel pratiquent au Mali avec l’approbation  tacite de l’agence de régulationdes telecommunications  et des postes du Mali AMRTP.

Même si j’étais un peu énervée par le retard qui a été pris pour débuter la conférence , je n’ai pas regretté s’être  restée pour la suivre. Ce n’est pas orange qui va échapper au traditionnel retard du malien dans tout ce qu’il organise.

Dans une communication, le directeur adjoint de Orange Mali, Brutus Sadou Diakite nous a exposé les réalisations de sa compagnie et expliqué les avantages de la technologie que son entreprise serait arrivé à mettre à la disposition du Mali qui serait désormais au même niveau que les pays développés.

Ainsi, une démonstration qui nous exposait la différence entre la 3G et la 4G m’a permis de poser toutes les questions que j’avais dans ma bécasse.

Que la connexion 3G que Orange Mali offre au Mali est d’une mauvaise Qualité et très chère  n’est un secret pour personne.

Rares sont les jours que je ne passe pas un appel au service client pour signaler une connexion qui est interrompue ou mauvaise. La couverture du réseau  est très mauvaise et inégale si à Tombouctou c’est la 2G dans la majorité du temps, qui serait dû à  nos très chers brigands qui ont une prédilection pour les panneaux solaires qui alimentent les antennes de relais , d’après Orange, à Bamako aussi  la connexion internet n’est pas aussi fluide avec un débit qui va toujours vers le descendant.. Mon dernier séjour à Ségou me permet de dire qu’ils ont une meilleure couverture  que Bamako! ☺

1. La démonstration sur la différence entre la 3G et la 4G 🤳

Le technicien Eric Keita, nous a montré la différence entre les deux, notamment sur le plan de la vitesse de connexion et des services que cette qualité de connexion pouvaient permettre cette 4G.
Ainsi cela pourrait permettre d’effectuer des opérations chirurgicales en télé-medecine, de faire du e-learning pour les élèves et étudiants, de regarder des vidéos en qualité haute définition, de télécharger des fichiers volumineux en un temps record, permettre aux éleveurs de connaître l’État de santé de leurs bétail.

2. Le tarif de la connexion ne change pas! Même prix  ecorbitants que la 3G.
Le debit de la 4G et les domaines d’applications de cette technologie auraient certainement rejouit tout acteur du domaine si le  DG adjoint d’Orange n’avait précisé que les tarifs de la 4 G étaient pareils à ceux de la 3G. Rien ne change.
Avec la vitesse de la connexion à laquelle nous avons assisté, c’est à dire qu’avec 1,2Mo/s , on peut et va dépenser 4700F (500Mo) en 7 mn puisque le tarif ne change pas!🙃😠
Les deux gigas partirons en 30mn. 2Go en internet mobile coutent 13.500 f cfa avec Orange Mali.
Innovation. Performance. Qui ne seront certainement pas à la portée de nous autres utilisateurs lambda des services du web au Mali. Nous allons continuer à bloguer chèrement sur fonds propre.

3. Changement de carte sim et de téléphone.

Pour pouvoir utiliser la 4G, les usagers maliens devront non seulement passer en agence pour changer la carte SIM ,mais aussi se munir d’un telephone de dernière generation.

4. Merci l’AMRTP pour cet internet si cher!

20170824_132250L’agence malienne de régulation des télécommunications et ses postes et les autorités maliennes – dont l’immeuble n’est pas bien loin de celui du siège de Orange, notamment le ministère de la communication et de l’économie  numérique sont très certainement les premiers auxquels nous devons reprocher le prix exorbitants que Orange Mali et Malitel, leurs prétendu concurrent, appliquent au Mali. Ils parlent des formidables prouesses et du rôle que la 4G pourrait permettre aux maliens, tout en fermant sciemment les yeux sur le prix qui n’est pas à la portée des entrepreneurs TIC ou des maliens lambda comparé au salaire minimum des maliens. Les soi-disant associations  de défense des droits des consommateurs maliens ne sont pas non innocents dans cette cherté  générale de l’Internet  au Mali. Ils semblent ne pas consommer l’Internet. A croire qu’elles sont inexistantes. Heureusement qu’ils y a #Mali100mega qui ne se fatigue point à  réclamer la baisse du prix de l’Internet et le changement des offres et des tarifs.

En effet Orange a supprimé la seule offre illimitée au Mali (la livebox) et semble conforté par les autorites maliennes qui jouent la politique de l’Autriche au depend du developpent du Mali.
En effet, Il faudra aussi être assez riche d’abord et ensuite nous pourront regarder les modalités d’emploi.

Comment parler de telemedecine qui pourrait reussir des operations chirurgicales avec la 4G alors que nous savons que nos hopitaux manquent criardement d’équipements ?

Comment un eleveur qui est encore au stade des conflits avec les agricultures peut penser à la productivité de ses vaches?

Comment un étudiant malien peut penser à prendre des cours en ligne alors que les profs sont en grève illimité et que sa bourse d’étude mensuel est de 26.500 f ? Est-ce des forfaits Internet  qu’il va acheter ou se nourrir, se déplacer, acheter quelque vêtements et photocopierles documents de ses camarades?

Nous sommes pris au piège !! !😤
Que faire si ce n’est rester fidèle à sa bonne vieille connexion qui oscille entre 2G et 3G.
Et continuer à se plaindre des autorités maliennes qui sont responsables de tous nos malheurs de drogués de net , qui pensent certainement qu’Internet est un loisir ou un hobby malgré le projet Mali Numérique 2020.

Et lutter pour les prix de l’internet change au Mali quand on voit que Orange peut des offres si propice dans certains pays.

Ils continuent à nous ecraser simplement parce que nous maliens avons des dirigeants peu soucieux de nos souffrances.

Linternet n’est pas un luxe, ni un outil de soumission des populations. Le rendre cher ne va pas non plus nous dissuader de l’utiliser. C’est très certainement cette 4G que nous nous contenterons de les voir utiliser.

 

 

 

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Tombouctou :pleurons nos morts dans l’indifférence des autorités maliennes

Les dates du 13 et 14 août  sont dramatiques  pour le Burkina Faso et le Mali qui ont fait l’objet d’ attaques  terroristes, avec 18 morts dans chaque pays…

Si la solidarité s’est  faite autour de l’attentat  de Ouagadougou avec des directs de certaines chaines internationales très suivis en Afrique ( France24) toute la nuit que l’intervention  des forces armées  burkinabés ont mis à  démanteler le réseau des terroristes qui ont fait un véritable massacre au café  Istanbul de Ouagadougou,il en a rien été pour les attentats qui ont eu lieu au Mali.

Cela a débuté  par l’attaque  du camp des Nations Unies à  Douentza dès 5h30mn qui a fait son lot de victimes.  2 morts (un militaire malien et un casque bleu (africanité) sont annoncés par la Minusma. Mais aucune réaction. Même  pas un de ces communiqués  de presse blasé dont les autorités  maliennes ont le secret. même pas un misérable tweet, comme le ministre de la coopération en a envoyé vers minuit.

Pour l’attentat de Tombouctou, c’était des expression laconique pour certains hommes des médias maliens   » pas de sieste aujourd’hui à Tombouctou » parce que l’assaut contre le quartier général a débuté à l’heure du repas de la journée pour continuer toute la journée.

l’AFP ayant oublié de faire une dépêche, les sites maliens sont restés figés, seuls les prétendus « drogués »  et autres pages d’information qu’ils gèrent sur les réseaux sociaux. les drogués et le rédacteur en chef du courrier du Maghreb,  Pierre Piccinin Da Prata , qui avait atterrit à Tombouctou comme par hasard ce lundi et qui nous gratifia d’un article titré  » Victoire djihadistes sur l’ONU » .  Un anti-conformiste qui pourtant n’y va pas de main morte dans la spéculation et les déclaration nées de sa fertile imagination. je ne vais pas perdre mon temps à réfléchir et à répondre aux propos d’un belge qui me voit comme une indigène, d’ailleurs les indigènes lui disent d’aller voir en Syrie, si nous y sommes.

les combats entre les forces armés maliennes et la Minusma contre les assaillants ont duré plusieurs heures.

Les agents de « SECURICOM » une agence de gardiennage qui se trouvent à l’entrée du QG  de la MINUSMA qui a été attaqué ont été quasiment massacrés d’abord.  ils ne sont ni entrainés au combat, ni armés, encore moins protégés ( par de gilet par balles). Seul un casque bleu monte la garde su haut d’un minaret , le canon vers le route principale de Tombouctou qui va jusqu’au port de Koriomé.  Ils ne semblent pas savoir qu’ils ne sont que de la chaire à canon pour les précieuses vies des agents de toutes les nationalités qui travaillent dans ces lieux. Ils ne semblent penser qu’à l’emploi qu’ils obtiennent. Sinon personne n’accepteraient de garder des hommes armés en étant soi-même désarmé!!!

Ensuite d’autres sont morts. un autre civil travaillant pour la Minusma. Un gendarme malien. et plusieurs assaillants. Une quinzaine de morts , si nous ne comptons pas les terroristes, mais pas de quoi faire la une du journal télévisé du jour sur la télévision partisane. Pas un mot de compassion venant du président de la république malienne qui a enfourché « sa pirogue de fer » pour présenter des condoléances, la main sur le cœur, au peuple et au président du Burkina Faso.

Ce conflit qui se passe au Mali est bien asymétrique pour beaucoup de raison. Sa couverture médiatique est une des raisons. Que de crimes dont les populations de Tombouctou sont victimes qui sont passés au silence…

Des spécialistes auto-déclarés parce qu’ils foulent le sol de la cité des 333 saints une fois ou deux ou les opportunités de parler qui ne sont pas offertes aux habitants de cette partie du Mali.

 

Tribune : Nous disons NON parce que nous sommes aussi des maliens!

Doit-on se mêler de ce débat du Oui au Non quand on est malien ressortissant du nord ?FB_IMG_1502283040664
Parce que ce qui se passe à Bamako nous engagé aussi au nord , même si les deux plateformes ( oui et non)/se moquent pas mal de ce que pensent ou veulent les populations du nord. D’aucuns seraient tentés de me demander pourquoi une telle attaque ?
Simplement parce que nous n’avons vu personne se mobiliser pour des sujets qui touchaient à un refus des populations de Gao et Tombouctou ( Je ne sais rien de Kidal) sur l’application de l’accord de paix. Il s’agit notamment des autorités intérimaires. Pire. Le révolutionnaire accueilli par des milliers de jeunes à Bamako est allé jusqu’à accuser les jeunes de Gao , lâchement tués par des policiers maliens, de corrompus manipulés.
Gao a marché. Tombouctou a organisé tout type de marche.
La seule interventions de Bamako a été faite pour fausser les calculs et faire croire que certains étaient contre l’État malien.
Nous disons NON à ma révision constitutionnelle parce que nous n’allons pas laisser notre statut de citoyens de ce pays être bafoué. Nous n’allons plus accepter d’être des citoyens de seconde zone, qui oublient que leurs régions sont dans la totale précarité et dans une insécurité que l’État va refuse de voir.
Parce que cette nouvelle constitution, nous engagera aussi et autant que chaque malien , si jamais le Mali, les groupes armés et la communauté internationale qu’elle semble arranger réussissent, nous serons dans un cercle infernal, sinon dans un enfer. Les mêmes hommes qui nous ont envahi, qui ont tués tellement de personnes ( des maliens des tchadiens, des français, des burkinabès, des guineens…) verront leurs chefs politiques nous gouverner, faire régner l’injustice, la haine inter communautaire, le racisme… monter en flèche !
Nous disons NON parce que nous pensons que notre avis compte. Parce que nous voulons que le reste du Mali, sache qu’ils n’ont pas l’apanage de la citoyenneté. Que nous sommes les premières exposées aux menaces des djihadistes. Qu’ils nous avaient abandonné en leurs mains pendant presque une année et que c’est la menace d’une invasion de tout le territoire qui avait précipité les choses.
D’ailleurs cet abandon ne continue t-il pas?
Le gouvernement malien ne dit-il pas que cette insécurité n’est que résiduelle alors que des hommes armés enlèvent des petites filles dans des villages et les violent impunément ?
Nous disons NON à la révision constitutionnelle parce que nous ne pouvons dire OUI à cette magouille politique en faveur se parti qui se substitue à l’État.
Parce que nous en avons marre de ce pouvoir centralisé à Bamako.
Nous voudrions un référendum pour fixer tout le monde sur cette histoire l’Azawad.
Nous voudrions des élections, des vrais pour choisir nos dirigeants.
Nous voudrions que le Mali ne soit pas un pays discriminatoire, comme le laisse entendre pour la paix et la réconciliation.
Nous disons NON parce que nous voudrions une paix véritable. Avec les hommes, les femmes , les ethnies, les jeunes , les vieux de tout le Mali, sans arrières pensées de vengeance ou de guerre tribale. Pas une paix politique, qui se mesure aux signatures d’hommes politiques avec une communauté internationale.

Ras Bath ou le ras-le-bol de la jeunesse malienne

FB_IMG_1501857652249.jpgLe Mali est un pays qui traverse une zone de forte turbulence depuis le démantèlement de la république islamique de la Libye en 2011.  À cette instabilité sécuritaire créée par le retour des certains combattants touaregs de la Libye venus se greffer aux incessantes volontés indépendantistes des jeunes touaregs du MNLA ( mouvement national de libération de l’azawad).

Au coup d’État des mutins de Kati , la caserne a succédé la déstabilisation militaire et une prise du contrôle des trois grandes régions du nord ( Kidal, Gao et Tombouctou). Une multitude de groupes armés chapeautés par la grande centrale du terrorisme AQMI (Al-Qaida au Maghréb islamique), Ancardine de l’ancien rebelle Iyad Agali, le Mujao…

De l’intervention française à la signature de l’accord pour la paix et la réconciliation en juin 2015, en passant par l’élection de IBK à la présidence de l’installation de la mission des nations unies au Mali (Minusma) et les multitudes d’attentats et de combats opposant les groupes armés qui se sont créés et ajoutés à ceux existant , le pays a continué à glisser sur un terrain bien dangereux.

Il est inutile de rappeler le discours du président IBK qui tournaient autour de la restauration de l’État malien et de la lutte contre la corruption. Il en a rien été. C’est à croire qu’il a brigué ce poste pour prendre sa revanche sur cette populace malienne. Ces personnes qui l’ont élu à plus de 77% pour lesquels , lui,  son gouvernement, sa famille et son parti semblent avoir un dédain d’une ampleur incroyable.

Ras Bath et d’autres ont été comme imposés par la situation. Ils sont devenus les portes drapeaux d’une jeunesse qui semble se rendre compte du fossé que la classe politique a créé entre les citoyens. Ils dénoncent les tares des gouvernants dans un langage presque orduriers. Ils interpellent, affublent ces dirigeants de surnoms moqueurs.

Avant l’arrestation de Ras Bath (qu’il a signalé par les réseaux sociaux) il y a eu le sommet Afrique France, sa préparation et tous ces mécontents créés par l’ordonnance de la gouverneur de Bamako. La grande majorité des jeunes vivent de débrouillardise à Bamako. Ils ont de petits kiosques dans les rues, certains vendants leurs objets à la sauvette.

Ami Kane y a mis fin. Ras Bath ne s’est pas fait prier pour dénoncer ces actions de deguerpissage pour un sommet qui ne fait que consacrer le larbinisme primaire de notre gouvernement envers la France. La situation lui a donné beaucoup d’autres sujets. Pratiquement chaque ministre en a pris. Les fans n’ont fait qu’augmenter parmi cette classe de jeunes.

Ras Bath en devient leur guide. Les pages et les petits ras aussi sur Facebook. La révision constitutionnelle voté en catimini par la majorité acquise au gouvernement a amplifié le mouvement d’indignation et de rejet.

Des milliers de jeunes descendent dans les rues de Bamako à 3 reprises sur appel de la plateforme du NON et pour protéger Ras Bath condamné à un procès durant une tournée en Europe.

Mais Koulouba ( le palais présidentiel malien) reste buté dans sa position.  Décidé certainement à garder le cap. Son cap. Voulant imposer ses tripatouillages constitutionnelles. Refusant de voir la réalité: le peuple risque de retirer sa confiance au président IBK et le pays risque d’être encore une fois dans une instabilité politique qui ne peut arranger nos  problèmes sécuritaires. Les mêmes groupes armés qui ont pris le contrôle des 3 régions du nord peuvent le faire aisément présentement , malgré la présence de Barkhane ou de la Minusma. Aucune de ces forces ne fera la guerre de la souveraineté à la place de l’État malien. Pire. Ils ne laisseront pas l’État le faire aussi.

L’accord pour la paix n’est pas une garantie. Combien d’accords ont été signés ?

Maintenant , il serait temps de retirer ce projet de référendum et penser aux problèmes réelles de la jeunesse, y apporter des solutions durables.

 

Régulez !oui mais pourquoi ?

Crédit photo Amadou. A.WaneDepuis 3 jours, ceux qui me suivent sur Facebook ont été d’abord surpris, ensuite interpellé par mes publications courtes ( genre tweet) qui se suivent à un rythme effréné. Ils ont aussi vu  certains autres blogueurs et activistes de la communauté des blogueurs du Mali – Doniblog- l’emboîter le pas sans pour autant comprendre le sens de ces phrases presque risibles, qui se terminent par Régulez !

Régulez! est directement liée au référendum sur la révision constitutionnelle que le gouvernement malien allait organiser en juillet sans l’opposition énergique de plusieurs organisations de la société civile qui ont été rejoints par l’opposition dans une plateforme du NON.

Bien avant le 15 juillet 2017 ( jour de la marche gigantesque de la plateforme du non), bien avant ma naissance même -une phrase de ma mère- , nous savons que ceux qui arrivent à avoir le pouvoir prennent possession de tous les moyens de l’État et qu’ils le mettent au service de leur parti qui a son tour doit se battre pour les maintenir au pouvoir. Mais nous autres blogueurs aimons faire du bruit autour de certains agissement de dictateur des indépendances de nos démocrates du moment!

Régulez !

Donc moi et certains blogueurs se sont indignés de voir l’Office de radiodiffusion et télévision du Mali ignorer la grande marche de la plateforme qui eu lieu le samedi 15 juillet 2017, se contentant de mettre des reportages creux sur la plateforme du OUI qui réuni les ministres de l’État, la majorité présidentielle et des associations de la société civile .

Après , ils ont bien tenté de se rattraper en diffusant des images amateurs sur la marche , alors qu’ils avaient une équipe de reportage à la place de la liberté, mais le coup était déjà parti et nous avons lancé le Hashtag #LiberezLOrtm pour réclamer la fin de cette main mise des politiques sur ce service d’État. Pour preuve , mon article précédent !

Le directeur générale n’a pas dû apprécier car s’en est suivi un grand format dans le journal de 20h du 20 juillet de la chaîne publique malienne d’information pour ne décrocher que des flèches contre les blogueurs et autres webactivistes maliens.

Ainsi, nous serions des drogués qui utilisent les réseaux sociaux pour  » insulter  » et les autorités maliennes devraient  » REGULER » tout ça !

Sans faire une quelconque explication du travail de veille citoyenne que mènent les blogueurs maliens, Régulez! c’est imposé à moi.

Pas un mot dièse, mais un point d’exclamation, comme pour marteler et faire connaitre tous ces secteurs de la vie publique , tous ces domaines qui ont besoin de régulation au Mali.

Faire connaitre les maux de notre pays qui ont besoin d’une action politique pour que le Mali amorce un pas vers la paix , la sécurité et le développement .

Régulez ! Pour dire à l’Ortm qu’ils ne sont pas les seuls à pouvoir dire quelque chose aux autorités maliennes. D’ailleurs, nous les drogués sommes écoutés, même si d’aucuns veulent faire croire le contraire en traitant nos articles et autres discussions sur les réseaux sociaux de  » débats de caniveaux » .

Le caniveau est notre quotidien. C’est notre pays. Nous le connaissons bien. Nous  savons lancer des alertes !nous ne sommes pas les adeptes de l’insulte de nos dirigeants sur les réseaux sociaux , parce que nous aimons notre pays. Il compte plus que tout pour nous !

Et j’espère ne pas offusquer un de ces drogués de la toile en utilisant le Nous à la place du Je. Sinon ils me peuvent Réguler. Le liberté d’expression est un droit inhérent à tout citoyen!

Avec Régulez, vous , nous nous (vous)faisons connaître le poids de tous les problèmes de notre pays sans verser dans la provocation.

Il s’agit d’une indignation Citoyenne !

Régulez! pour dire Indignez-vous!

 

Et pourtant il faudrait libérer l’ortm

reconciliation-nationale-lortm-simpliqueIl est facile de comprendre l’Office des radiodiffusions et télévision du Mali est un pôle du pouvoir. Les directeurs qui y sont nommés sont toujours stratégiquement choisis. Des personnes issues de la boite, membres du parti au pouvoir ou griots proches du président ou de sa femme.
Il met l’organe de communication étatique à la disposition de la belle image du président, de sa femme, de sa famille….
Cette pratique date des premières années de l’indépendance et de la création de ces organes.
Je me rappelle de la voix du Sahel et Télé Sahel ont bercé mon enfance. De ces documentaires des télévisions françaises et allemandes, des dessins animés dont je raffolais et surtout de ces films en noir et blanc que je ne ratais jamais ! Moi et mon amie Halima, la peulh qui partageait aussi ma passion pour la lecture.
Ces télévisions ont beaucoup contribué à décoloniser nos esprits de jeunes africains enseignés dans une langue étrangères avec un système directement calqué sur celui de la France.
Mais, ces organes ont été une arme pour ces régimes pour faire accepter nos dictateurs du moment.
Les nouvelles technologies, notamment l’avènement des réseaux sociaux ont permis la naissance de nouvelles organes, de nouveaux leaders qui concurrencent sérieusement leurs présidents dictateurs parfumés à la fausse démocratie soutenue par la mère république française.
On comprendrait presque que l’ORTM demande à l’État de  » Réguler les réseaux sociaux  » qui seraient un lieu de libertinage  » . Mais nous autres usagers de ces réseaux sociaux lui demandons de quitter ce journalisme alimentaire soutenue par le larbinisme grégaire de ses directeurs pour permettre aux journalistes qui y sont d’exprimer leurs talents.
Si l’ORTM demande à l’État de nous censurer, nous demandons à l’État de libérer l’ORTM

Le Mali de plusieurs réalités : une presse muselée #3

manifestations du 17 aout 2016Les radios et télévisions de l’État.
Voici des instruments qui ont beaucoup servi et desservi les pouvoir autocratiques que nous avions eu dans nos états africains. Ils ont beaucoup participé à la décolonisation culturelle de nos papas. Ils sont devenus des capsules qui permettent de se faire des idées sur les trajectoires que prennent les différents états. Ils sont présents dans toutes familles de maliennes à l’étranger.
Je me rappelle la manière religieuse dont nous écoutions le journal, les avis et communiqués et ambiance Midi à Niamey en ondes courtes.
Le vent démocratique qui a soufflé n’a malheureusement pas permis de libérer ces organes d’État du joug du pouvoir. De la propagande des dictateurs, ils se sont convertis au service de communication rapproché des présidents et de leurs politique.
Nos télévisions nationales ( quel qu’en soit le pays) sont devenus des services pour lustrer l’image du régime et de la première dame – je ne veux dire de la famille du président .
Dans tous nos pays du Sahel, qui avons une certaine prédilection pour les coups d’État, nous voyons les militaires prendre les maisons des télévisions d’assaut en même temps que les palais des présidents.

reconciliation-nationale-lortm-simpliqueAu Mali, nous soupçonnons des choses dès la perturbation des programmes et la diffusion de certaines chansons ( Bâ Soumana Sissoko au Mali).
Les présidents africains de ces dernières années aiment se complaire dans une pseudo démocratie sans permettre aux télévisions nationales de profiter de cette indépendance éditoriale dont elles ont besoin pour jouer un rôle décisif dans le cheminement véritable de nos pays vers la démocratie.
Devons-nous nous plaindre de la conduite de notre télévision Nationale , l’ORTM alors que nous nous contentons de regarder la liberté de la presse malmenée au Mali?
Pensez-vous que les journalistes de l’ORTM sont les seuls en otage au Mali?
Devons-nous nous offusquer seulement des journaux complètement acquis au régime et à sa dérivé dictatoriale avec la révision Constitutionnelle alors que cela ne date pas d’hier ?
Moi je dis que Non!
Regardez les unes de nos journaux !
Regardez les articles griottiques qui remplissent ces papiers !

Mali: Dialogues des jeunes avec les institutions au Sahel par le Centre pour le Dialogue humanitaire (hd)

@Faty
rencontre de jeunes venant de 5 régions du Mali avec les institutions @tunbutuwoye

une soixantaine de jeunes venant de 5 régions du Mali ( Kayes, Sikasso, Mopti, Menaka et le district de Bamako) ont participé à l’atelier  » Dialogue des jeunes avec les institutions au Sahel les 13 et 14  juillet au grand Hôtel de Bamako.  L’atelier est organisé par le Centre pour le Dialogue humanitaire (hd) qui est une organisation  de diplomatie privée fondée en 1999 sur les principes d’humanité, d’impartialité et d’indépendance.

La  mission de hd est de contribuer à prévenir, atténuer et résoudre les conflits politico-militaires par le dialogue et la médiation. Au cours des 17 dernières années, HD a discrètement oeuvré à la résolution de conflits dans le monde grâce à son accès privilégié à l’ensemble des parties ayant une influence sur les conflits et à sa méthodologie de dialogue. L’organisation est actuellement impliquée dans une quarantaine d’initiatives de dialogue dans plus de 25 pays.

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Ces discussions entre jeunes et institutions  au Sahel ont pour but de créer un cadre de concertation entre les jeunes du Mali et les institutions. il vise notamment à :

  • Structurer des mécanismes nationaux de dialogue pour que les jeunes et les autorités établissent une lecture consensuelle des enjeux relatifs à la jeunesse et des réponses à apporter.
  • Structurer un dialogue au sujet des politiques de promotion de la jeunesse au Sahel et des stratégies de coopération Nord-Sud impliquant la participation de jeunes du Maghreb et d’Europe

Si le ministère de la jeunesse du Mali a félicité l’initiative qu’il trouve louable, dans le contexte de crise que connait le Sahel et rappelé aux jeunes le rôle majeur qu’ils peuvent jouer pour le développement de leurs pays.

les jeunes quant à eux , se sont réjouis de cette nouvelle dynamique qui leur permet d’échanger sur les problèmes prioritaires pour eux avec les services techniques, les ministères et les institutions en charge des secteurs clés pour le développement des pays du Sahel.

Mama Keita, du conseil national des jeunes de Sikasso a confié son intérêt pour ces rencontres de haut niveau et le besoin des jeunes leaders d’être soutenus , car ils ont un impact certain et important au niveau local.   » hd nous offre à travers ce projet, l’occasion de faire connaitre nos priorités aux décideurs, mais aussi d’avoir une occasion de partager avec les autres au niveau national et sous régional »

 

Contexte particulier du Sahel

Tous les pays du Sahel font face aux mêmes défis vis-à-vis de leur jeunesse à savoir la montée de la violence, un mécontentement exprimé en l’absence d’opportunités d’emploi, une absence de dialogue intergénérationnel et l’impossibilité pour les jeunes de se projeter dans l’avenir. Il existe plusieurs organisations de la jeunesse dans chaque pays mais qui ont les mêmes difficultés à transformer leurs préoccupations en propositions viables et réalisables. Ils sont très actifs dans le plaidoyer, l’organisation d’événements ou la communication, mais ont du mal à atteindre les décideurs.

Le Mali de plusieurs réalités

le Mali fait la une des journaux depuis maintenant plusieurs années, à commencer par l’occupation des 3/4 du territoire par des groupes armés de tous bords ( indépendantistes, djihadistes, bandits et autres trafiquants de drogues affiliés à AQMI).

Ce pays a plusieurs réalités. la capitale semble à des années lumières des régions.

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Bamako. La capitale. Toute la classe politique s’y plait. Ils y font leurs coups foireux, leurs détournements de fonds, leurs transactions inimaginables. Tout le monde veut y avoir une villa. Ils se battent pour. Des policiers aux prédicateurs en passant par le rebelle indépendantistes , chacun y va de son talent à voir les biens communs à son nom.
Il ne faudrait pas que j’oublie les agents de l’administration qui soutiennent les politiques sous leurs manches en contre parti, le parti au pouvoir s’organise pour garder le pouvoir! Du bon donnant donnant. On se demande parfois qui donne le souffle à cette administration gangréné par la corruption et la népotisme.
Bamako. La capitale qui se moque bien de ce qui se passe dans les régions. Que dis-je? Des enfants y sont enseignés dans des classes en paillotes. Elle se contente de payer des milliards à des sociétés pour la rendre belle au regard des visiteurs. Elle se moque bien des problèmes que le pays connaît. Sait-elle même que le Mali devrait s’étendre jusqu’à Kidal bien qu’aucun signe de l’État , à force parler un représentant du pays , n’y sont tolérés ? Sait-elle que la menace n’est pas qu’à Kidal l’interdite, mais aussi au centre, à l’est ? Que des embuscades se font nombreuses à Nampala , juste dans la région de Ségou? Que les populations des zones reculées sont abandonnées à elles-mêmes et aux hommes des groupes armés qui n’hésitent pas à piller, voler, violer, braquer???
Et pourtant Bamako et ses dirigeants ne peuvent ignorer cette réalité. Elle se contente de se cramponner à l’accord pour la paix pour se dire que tout est rose.
Les groupes armés se vendront et Barkhane est supposé se charger de ceux qui passent pour les djihadistes. La Minusma ferra de la présence. C’est simple au final.
Oui simple. Mais triste.

Le pays nous échappe et Bamako et sa classe dirigeante reste glamour, toujours entre 2 avions. Quémandant et acquiesçant. Le citoyen malien n’a t-il pas dit que c’est la recherche du pain quotidien qui l’intéresse ?

Madame Konaré, la paix au Mali doit être une affaire malienne d’abord….

Prof. Adam Ba Konare

La crise politique que le Mali connait semblait ne pas beaucoup intéresser certains acteurs passés – ou pas- de la vie politique malienne  jusqu’à cette visite du tout nouveau président français Papa Macron ( pour conserver le respect dû au président de notre mère  patrie colonisatrice).

Quelle surprise de voir Madame Ba attendre que les français élisent Macron à la présidence  de notre pays  de la France pour lui adresser une lettre ouverte, de plus. 

Bien belle , la leçon, mais je la trouve bien en retard, et surtout à la mauvaise personne.  mais bof! d’autres me diront que seuls les présidents surtout ont le pouvoir de sortir notre historienne de renom de sa retraite.  Sa dernière réaction médiatique date de la visite du si bien nommé, Nicolas Sarkozy à Dakar,  sur  le « drame de l’Afrique » qui  viendrait du fait que « l’homme africain n’est pas assez entré dans l’Histoire. […].

Nous autres maliens sommes passés par milles malheurs évènements du coup d’état du loufoque capitaine Sanogo à l’occupation de Kidal par le conglomérat de rebelles apatrides , de pseudo-djihadistes et de narcotrafiquants coupeurs de chemins.

Nous avons beaucoup encaissés, mais Madame Ba – et son mari,  l’ancien président de la république du Mali Alpha Oumar Konaré – sont restés muets. A en croire que la vie politique du Mali, l’occupation du pays, ce président promeneur que les circonstances ont conduit au pouvoir  ( et qui d’ailleurs semble l’avoir oublié) .

une lettre ouverte qui commence par des commentaires sur les conditions des élections en France, des éloges du tout jeune président que la France s’est trouvé , face à la menace la dame au discours nationaliste et xénophobe.    » Il est donc là, ce nouveau président, jeune et beau. Beau comme un Dieu grec, ou comme une star de cinéma. Mais ça, c’est une autre histoire… », évoquant les états d’âmes du peuple français et les missions que Macron se proposait pour ce quinquennat au sommet de l’état français  » rendre aux Français cette confiance en eux depuis rendre longtemps affaiblie parce que depuis des décennies, la France doute d’elle-même »…

je n’ai pu étouffer un rire de pleine gorge!!! les français!! les français!!!! la France !!!Macron!!! PS!! République!!!!

Mais diantre où mettez vous le Mali dans cette lettre madame Ba?

N’êtes vous pas malienne? le Mali ne vous préoccupe t-il pas plus que cette France???

Nous aurions aimé savoir ce que Madame Ba pensait de notre président ou de son enfant qui semble se préparer à hériter du pouvoir par le truchement d’un nouveau parti d’état!!!

« Et pourtant, votre champ de bataille, le Sahel, est miné, tant au propre qu’au figuré, monsieur le Président. Les populations du Nord Mali le savent. Ne vous laissez pas emporter par la seule fougue guerrière. N’exaltez pas la seule solution militaire.  »
dites-vous pour évoquer le complexe problème sécuritaire que nous connaissons au Mali.  c’est à croire que le Mali et tout le sahel sont un département de la France!!!

c’est vrai que c’est un champ de bataille, mais qui accueille d’autres combattants, notamment l’armée malienne et la MINUSMA  qui ont autant de victimes que la force française dont vous parlez si bien dans cette lettre pas aussi ouverte que cela.

Madame, vous semblez réduire la connaissance du problème sécuritaire du Mali  aux populations du nord Mali  du nord DU Mali , a y croire qu’ils sont les seuls à savoir que la solution militaire ne peut y apporter la paix .

Pourtant l’Etat français est bien situé dans cette histoire de rebellion cyclique que nous connaissons au nord dès les premières heures de l’indépendance malienne. Vous êtes historienne. Je ne pense pas vous l’apprendre!
Je ne pense pas vous apprendre non plus que l’accord de paix est imposée à ces populations qui n’ont d’autre issu que de l’accepter. Bien que des membres de société civile y auraient participé , nous savons qui et comment sont ces représentants. Les autorités intérimaires en sont la preuve. Le gouvernement malien s’est entendu avec les groupes armés pour distribuer la gestion des régions aux les membres des groupes armés, sans aucune considération pour la volonté ses populations. La communauté internationale est le garant d’un pacte international en faveur de ceux qui ont attaqué la république et l’ont mis en péril ! Ils font des campagnes de sensibilisation aux différentes structures sur l’accord de paix , comme s’il s’agissait de ces compagnes de sensibilisations que nous connaissons sur des problèmes de santé ou l’abandon de pratiques néfastes , alors que les meurtres, les vols, les viols, les braquages de villages entiers continuent dans le grand nord.
La voix de la paix et l’avis de la population pour avoir la paix n’a aucune valeur aux yeux de la France qui continue son lobbying.
Chère professeur, ce qui est en train d’être mis en œuvre est bien éloigné de la paix véritable et de la réconciliation des communautés qui ont été durement éprouvées par ce conflit ! Malheureusement, c’est du ramassé qui est encore une fois entrain d’être fait, avec un détachement désolant ! On ne pense encore qu’au profit !

Qaund on fait venir les anciens rebelles pour essayer de nous berner alors que la douleur et le ressenti de l’occupation, cette injustice qui semble entérinée sont un grand obstacle à la paix.
Madame. Merci pour votre lettre.
Merci de quitter ce mutisme des intellectuels que nous autres maliens lambdas ne comprenions pas.
Merci de rester une intellectuelle embourgeoisée !
Loin des problèmes réels du Mali, qui écrit une lettre ouverte au président français au lieu d’en écrire une au président promeneur que nous avons!
Merci de ne voir une solution au problème du Mali uniquement qu’en  la France.
Merci !
Vraiment !
Madame.