Protection des Enfants Associés aux Forces et Groupes armés : problématique et état des lieux à Tombouctou

enfant soldatLe Mali a connu une crise sécuritaire en 2012 durant laquelle les 3 régions du nord étaient occupées par des groupes armés qui ont ouvertement utilisé des enfants comme combattants ; ont pratiqué le mariage forcé avec les enfants notamment les jeunes filles, les utilisant ainsi comme des esclaves sexuels. Ces enfants ont subi toutes les souffrances et violations de leurs droits les plus fondamentaux.

Le terme générique « enfant soldat » a évolué et donné lieu et place à « Enfants Associés aux Forces ou Groupes Armés (EAFGA) » selon le Droit Humanitaire International. « L’enfant soldat » est une personne âgée de moins de 18 ans enrôlée par une entité armée ou un groupe armé régulier ou irrégulier, quelle que soit la fonction exercée par l’enfant. Les « enfants soldats » peuvent être utilisés pour des travaux subalternes tels que la cuisine, porteur, messager.

C’est le fait que ces enfants ne sont pas dans une relation de famille et sont acteurs d’une situation de guerre qui fait d’eux des victimes d’abus, violant ainsi la Convention Internationale relative aux Droits de l’enfant (CDE). Selon les principes et meilleures pratiques du Cap (Afrique du Sud) de 1997[3], parlant des enfants soldat, « elle ne concerne donc pas uniquement les enfants qui sont armés ou qui ont porté des armes ».

Y-a-t-il des EAFGA à Tombouctou ?

Au cours des opérations du Mécanisme Opérationnel de Coordination (MOC) à Gao, la Mission Multidimensionnelle Intégrée des Nations-Unies pour la Stabilisation au Mali (MINUSMA) avait identifié quinze (15) enfants mineurs âgés de 14 à 17 ans parmi les combattants des groupes armés avant d’ordonner leur retrait des troupes. Heureusement à Tombouctou, il n’en a pas été cas dans le cadre du MOC de cette vielle ville.

Cependant, la présence d’enfants associés aux forces et groupes armés restent encore une réalité malheureuse dans la région de Tombouctou où les groupes armés prolifèrent, avec une grande présence des groupes terroristes qui font régner la terreur parmi les populations des zones rurales reculées où on ne voit pas de présence militaire.

Quelles sont les causes essentielles de l’utilisation des enfants dans le conflit malien ?

A cause de leur appartenance à une couche défavorisée, faible et influençable de la société, des enfants sont utilisés pour participer à des actions violentes et à des exactions militaires par les groupes terroristes ou les mouvements armés dans les conflits.

Ils sont facilement des butins de guerre (enlevés au cours des attaques contre les communautés) ou sont offerts par les chefs de famille en guise de contribution à l’effort de guerre ou pour prouver l’appartenance de la famille aux mouvements armés.  Ils peuvent également être simplement donnés ou vendus par les maitres coraniques auxquels ils sont confiés par leurs familles pour l’apprentissage coranique.

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un educateur expose le travail des enfants du projet de Tdh, OFDA/USAID, Enda

La pauvreté des familles, la méconnaissance des textes et droits de l’enfant et une fuite des responsabilités des parents expliquent aussi le phénomène des enfants associés aux forces et groupes armés à Tombouctou, ville complètement enclavée et victime des précarités avec une économie qui tourne autour de l’agriculture familiale, l’élevage et la pêche.

Quel dispositif de lutte contre le phénomène ?

Plusieurs mesures peuvent aider à lutter contre ce phénomène.

  1. La Prévention : il s’agit de la sensibilisation pour faire connaitre les textes juridiques internationaux protégeant les enfants (Convention Internationale contre les Pires formes de Travail des enfants ; Convention internationale relative aux Droits de l’Enfant ; la Charte Africaine des Droits et du Bien-Etre de l’Enfant, etc.) qui garantissent le respect de tous les droits de l’enfant partout dans le monde et sa dignité en tant qu’être humain.
  2. Le Retrait : celui-ci consiste à tout entreprendre pour que l’enfant victime soit retiré des forces et groupes armés. Ce retrait est possible au terme d’un long processus de négociation et de sensibilisation des groupes ou mouvements armés. Il est important de savoir que la négociation est surtout privilégiée par les organisations de protection de l’enfance avec les groupes armés réguliers.
  3. La Démobilisation ou (le retour à la vie civile) : Elle est considérée comme le moment où les enfants souffrent le plus des conséquences psychologiques de la guerre. Leurs traumatismes sont sévères et, malheureusement, durables. C’est pourquoi il est essentiel de leur fournir un soutien psychologique.
  4. La Réinsertion des enfants : elle est une étape importante dans le processus de lutte contre le phénomène des enfants associés aux forces et groupes armés.

A Tombouctou et Gao, l’ONG Terre des hommes Lausanne (Tdh Mali) et Enda Mali exécutent avec d’autres partenaires locaux, un projet d’appui d’urgence et de renforcement de la résilience des enfants en mobilité grâce au soutien généreux du peuple américain à travers OFDA/USAID (le Bureau de l’USAID pour les Secours d’Urgence en cas de Catastrophe à l’Etranger).

L’objectif de ce projet est de réduire les risques de vulnérabilités des enfants notamment des enfants déplacés internes, des enfants migrants travailleurs et des enfants à risque de mobilité.

Ce projet offre aux enfants, aux familles et aux communautés, un cadre de protection individuelle et collective. Il assure des actions de prévention et de réponses aux cas de protection en situation d’urgence. Le projet renforce la formation des acteurs locaux ; l’accompagnement socio-professionnel des enfants vulnérables. Il propose et ou améliore les réponses communautaire et institutionnelle de protection. Il favorise l’articulation entre la protection formelle et non formelle à travers l’appui à la mise en place et au fonctionnement de cadres de concertation des acteurs communautaires et institutionnels de protection à Tombouctou et Gao.

Grâce au projet à Tombouctou, 3 espaces communautaires de prévention et de protection appelés « Point Espoir » existent et fonctionnent en faveur des enfants vulnérables précisément dans les quartiers de Sareikeyna, Hammabangou et Abaradjou. Ces espaces constituent des lieux de rassemblement, d’information/expression et d’empowerment qui  redonnent  de l’espoir à des enfants partageant des conditions de vie similaires et difficiles notamment les enfants concernés par les mobilités (économiques, sécuritaires, apprentissage et des enfants à risque).

 

Le « Point Espoir » reste surtout un lieu de détection des enfants qui ont besoin de prise en charge spécifique et ou d’accompagnement spécialisé. Depuis septembre 2015 (démarrage du projet), 1.800 enfants vulnérables ont bénéficié d’activités psychosociales dans les trois Points Espoir à Tombouctou.

 

Quant à la réinsertion socio-économique, à Tombouctou, 220 enfants concernés par la mobilité ont été formés, dotés et installés à leur propre compte. Ils exercent aujourd’hui les métiers de leur choix ; subviennent à leurs besoins de façon autonome ; soutiennent leurs familles qui sont défavorisées et aident leurs pairs à apprendre et sortir des vulnérabilités actuelles.

 

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Enfants et Risques Explosifs de Guerre à Tombouctou

La ville de Tombouctou fut occupée par des groupes armés d’avril 2012 à janvier 2013. En effet, les populations de la veille ville ont assisté à une prolifération des armes et risques explosifs de guerre qui restent dangereusement mortels.

A Tombouctou comme dans toutes les localités au nord du Mali, la présence des forces nationales et étrangères ; les mouvements des groupes armés ; la fréquence répétée des attaques en milieu urbain et rural ; ont hélas augmenté l’exposition des enfants et jeunes en particulier aux risques d’explosion et d’engins explosifs.

Les Restes explosifs de guerre restent mortels pour les enfants et les civils

Je me rappelle encore de ces deux premières victimes à Tombouctou. Ils étaient deux enfants « Talibés » ayant ramassé d’engins explosifs dans les alentours du camp militaire de la ville. Ils sont décédés des suites de blessures occasionnées par l’explosion.

D’autres cas ont survenu dans les villages environnants de la commune urbaine de Tombouctou et d’autres villes de la région.

sensibilisation d'enfants aux enfins explosifs
sensibilisation de jeunes enfants par la MINUSMA (c) MINUSMA

Depuis l’installation de la MINUSMA (mission des nations unies pour la stabilisation du Mali) en juillet 2013 au Mali, l’UNMAS (l’organisme des nations unies pour la lutte antimines) a répertorié 233 incidents provoqués par des engins explosifs improvisés. Ceux-ci ont occasionné la mort de 85 personnes dont 26 soldats de la MINUSMA et 348 blessés parmi lesquels figurent 153 casques bleus. Ces statistiques laissent comprendre que les populations civiles restent une part importante des victimes des engins explosifs.

Des acteurs de protection s’y intéressent…

Pour nettoyer et dépolluer les sites et terrains contaminés lors des opérations de combat; informer et former pour la protection contre les risques explosifs de guerre ; lutter contre les mines ; il existe l’UNMAS et ses partenaires, l’unité Cambodgienne de la MINUSMA, des ONG comme HUMANITE & INCLUSION (ex. Handicap International) ; Terre des hommes Lausanne (Tdh Mali) et son partenaire local, Enda Mali.

L’UNMAS a fourni de grands efforts dans le nettoyage. Depuis 2013, avec ses partenaires humanitaires de l’action anti mines, ils ont dégagés plus de 4 millions mètres carrés de terrain au Mali contre les risques explosifs de guerre.

Ils se sont engagés dans la sensibilisation de masse notamment à l’endroit des enfants et jeunes scolarisés et non scolarisés.

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séance de sensibilisation par des boites d’image de Handicap International (C) Handicap International

 

 

Aussi, ces acteurs ont formé des animateurs et journalistes des régions de Tombouctou et Taoudénit sur l’identification et la déclaration des engins suspects qui seraient découverts par les communautés.

Un commandant de la section Cambodgienne a souligné que « c’est suite aux informations reçues que nous pouvons réagir. Nous agissons surtout en faveur de la population parce que n’importe qui peut être victimes d’une mine ou d’une munition non explosée ».

De la sensibilisation ponctuelle et continue auprès des enfants…

Des émissions radiophoniques ; des grandes affiches urbaines ; des affiches posters dans les lieux publics ; des sketchs par les enfants mêmes au niveau scolaire et communautaire sur les mines et les restes explosifs ; sur les bons et mauvais gestes ; ont été multipliées par UNMAS et ses partenaires.

Des causeries éducatives à travers des animateurs composés d’enfants et de jeunes et utilisant les boites à images ont été réalisées par des ONG comme HUMANITE & INCLUSION (ex. Handicap International). Les équipes de l’ONG se déplaçant de village en village, expliquent aux communautés les dangers liés aux restes explosifs de guerre et les gestes de base pour mieux se protéger. L’ONG contribue aussi à la prise en charge psychosociale et médicale des enfants victimes des restes explosifs de guerre.

Des clubs et gouvernements d’enfants encadrés par Terre des hommes Lausanne (Tdh Mali) et son partenaire Enda Mali, animent régulièrement des causeries éducatives à leurs pairs dans les écoles et dans les quartiers afin qu’ils perçoivent largement les risques et dangers des restes explosifs de guerre et qu’ils deviennent les premiers acteurs de leur propre protection. Ces activités s’inscrivent dans le cadre des interventions du Projet d’appui d’urgence et de renforcement de la résilience des enfants en mobilité dans la ville de Tombouctou lancé en septembre 2015 grâce au soutien généreux du peuple américain à travers OFDA/USAID.

L’enregistrement des naissances : Quelles difficultés à Tombouctou ?

Pour tout enfant, le droit d’être enregistré à la naissance est un droit fondamental comme le droit à la vie, à la survie et au développement.

Grâce à l’enregistrement sur les registres de l’état civil, un enfant pourra établir sa filiation, c’est-à-dire les liens de parenté qui l’unissent à son père et à sa mère. Il acquiert aussi, dès son enregistrement, une nationalité qui est l’affirmation de son appartenance à une nation.

L’enregistrement peut permettre à l’enfant d’avoir une identité qui regroupe le nom, le prénom, la date de naissance, le sexe et la nationalité. L’absence de posséder un acte de naissance prive tout individu d’accéder à ses droits. Grâce à ces informations, l’enfant sera titulaire de droits et obligations (devoirs) spécifiques.

Que dit la Convention relative aux Droits de l’enfant (CDE) sur l’enregistrement des naissances ?

Photo intervention Tdh à Tombouctou Voici ce que l’article 7 de la CDE exige des Etats signataires y compris notre pays, le Mali, à mettre en œuvre pour le bien-être de nos enfants.

« L’enfant est enregistré aussitôt sa naissance et a dès celle-ci le droit à un nom, le droit d’acquérir une nationalité et, dans la mesure du possible, le droit de connaître ses parents et d’être élevé par eux ».

« Les Etats parties veillent à mettre ces droits en œuvre conformément à leur législation nationale et aux obligations que leur imposent les instruments internationaux applicables en la matière, en particulier dans les cas où faute de cela l’enfant se trouverait apatride ».

Au Mali, bien que l’enregistrement des naissances à la mairie soit gratuit, certains enfants ne sont pas enregistrés. Ce n’est qu’au moment de scolariser les enfants ou quand il faut établir une carte d’identité ou faire un passeport que l’on se rend compte que la personne en question ne dispose pas d’acte de naissance.

La méconnaissance des procédures pour déclarer une naissance, procéder à son enregistrement et obtenir l’acte de naissance pour un enfant constitue l’une des barrières les plus fortes pour les parents et les communautés au Mali.

Quelle est la situation à Tombouctou ?

Le Code de la famille et des personnes du Mali permet à toute personne de faire la déclaration de naissance et a permis de faire des avancées car, permettant aux autorités communales d’établir le précieux papier. Mais cela n’en a pas moins changé la donne dans la région de Tombouctou où la couverture sanitaire, les représentations de l’Etat et des collectivités étaient devenues quasi inexistantes pendant la crise sécuritaire de 2012. L’établissement d’actes de naissance était devenu très difficile pour les parents.

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Intervention interne de Tdh au Mali

Les enfants qui ont vu le jour dans des localités qui ne disposent pas de centre de santé ni de représentations d’autorités communales, ceux qui sont nés durant leurs parcours migratoires ou dans les camps des réfugiés ne bénéficient pas d’enregistrement et donc ne disposent pas d’acte de naissance.

Quel accompagnement pour les enfants et les communautés ?

Heureusement que depuis janvier 2013, après l’opération Barkhane, nous avons assisté à un timide retour de l’administration et des représentations communales, rendant les enregistrements des enfants possibles.

  1. Arby, officier chargé des registres de l’état civil confie, « les enregistrements des citoyens continuent, et il n’est pas rare que des personnes âgées viennent s’enregistrer pour avoir un document administratif. Les gens commencent à comprendre l’importance de la déclaration, mais nous pensons que le plaidoyer doit continuer pour les zones rurales surtout ».

 

Ainsi, des Organisations Non Gouvernementales comme Terre des hommes Lausanne (Tdh) et Enda Mali, initient des projets d’urgence et d’accompagnement aux enfants victimes de la crise y compris les enfants concernés par la mobilité en vue de leur protection et du respect de leurs droits. L’ONG locale de Tombouctou, ARDIL (Actions et Recherches pour le Développement des Initiatives Locales) assistent les communautés pour l’enregistrement des enfants à travers un projet d’amélioration de la protection des enfants et des femmes dans la région de Tombouctou financé par PLAN MALI.

Grâce au soutien généreux du peuple américain à travers OFDA/USAID, 41 enfants vulnérables dont 29 filles ont bénéficié d’acte de naissance dans le cadre de la mise en œuvre du projet d’appui d’urgence et de renforcement de la résilience des enfants en mobilité dans la ville de Tombouctou. Depuis septembre 2015, ce projet est exécuté par Terre des hommes Lausanne (Tdh) en partenariat avec Enda Mali et huit (8) organisations communautaires de base composées d’enfants, de jeunes et de femmes de la ville de Tombouctou.

Être enseignant au nord du Mali

Tableau noir
credit photo: maliactu.com

Le Mali est un pays incroyable. Le ministère de l’éducation  est encore plus incroyable! Mais Il résume parfaitement cette chose à b laquelle je ne trouve pas de nom. Certains l’appellent  politique.
Quand tu es un jeune enseignant recruté par ce qui est devenu la fonction publique des collectivités, tu rentre s dans une zone de turbulence financiere qui est pire que le chômage. Ainsi, jeune enseignant tu peux faire au moins 5 mois sans recevoir ton premier salaire.
Quand tu décides ou que tu te retrouves contre ton gré, enseignant au nord du Mali, tu vas te retrouver dans une drôle de situation. Tu te retrouves subordonné d’une  administration scolaire qui devrait être décentralisée et déconcentrée, Mais qui est loin de l’être.
En plus de l’absence des services financiers dont le retour n’a pas été jugé primordial par l’état, tu te rendras compte que ceux qui sont sur place, sont là juste pour s’arranger  avec le système et l’utiliser d’abord  à leur avantage.
Donc , ne sois pas étonner qu’un d’entre  eux t’appelle et te menace. Et parce que tu traînes des pieds pour rejoindre ce post d’enseignant  qui t’expose , tu pourras  même  recevoir des coups de fils, des menaces de COUPER LES SALAIRES que tu n’as pas encore commencé à recevoir.
Oui.
Et mets-toi en lien avec les syndicalistes, car eux seuls défendrons tes droits et t’informerons quand il y aura des nouvelles pour toi. Je ne veux point te débaucher ou te faire peur, mais sache que tu peux faire une décennie  sans passer un seul test pédagogique si tu ne décides pas d’aller faire ces tests à  tes frais dans la capitale. C’est  mon cas. Mais je dois t’avouer  que je n’ai pas eu de chance car malgré ce test passé à Bamako, je suis toujours professeur titulaire, à un seul niveau au dessus de toi qui viens d’arriver. Pourtant j’y suis depuis 2007.

Si tu enseignes dans institut  de formation des maîtres comme moi, c’est  encore pire. Car tu te retrouves avec des élèves et  certains collègues ( quand ils ne sont pas originaire du territoire) qui sont là presque contre leurs gré ! Tu te retrouveras dans cette histoire de « nordistes » et « sudistes ».

Si tu es une femme et que tu enseignes dans cet institut-là qui devrait être bilingue est qui est aux mains de personnes qui pensent défendre l’islam et qui comme beaucoup de ces medersas  dont dont sortent enseignants arabophones et élèves, tu es mal barrée!

Mais tu peux t’imposer par le travail et la culture de l’excellence. Ta volonté.

Je te dis bienvenu! Dieu est grand.

L’enseignement, l’école est trop importante pour le développement de notre pays pour baisser les bras.

Faut se battre pour arriver quelque part au Mali.